D'une taille similaire à celle du Goéland argenté, le Goéland brun, Larus fuscus, s'en distingue par le dos et le dessus des ailes gris-noir et les pattes jaunes. Les jeunes oiseaux, au plumage gris-brunâtre, sont par contre plus difficilement discernables.
Le Goéland brun affectionne tout particulièrement les îlots bas, recouverts d'une végétation assez haute. Il en occupe généralement les zones centrales, laissant la périphérie au Goéland argenté. Il s'installe plus occasionnellement en falaise ou sur des îlots strictement rocheux. Enfin, d'importantes colonies se sont implantées sur des pelouses et des landes littorales à Belle-Île (Morbihan). La période de ponte, plus tardive que celles des Goélands marin et argenté, s'étale principalement de la fin avril à début juin. La majorité des pontes compte 3 œufs, et l'incubation dure quatre semaines. Les jeunes s'envolent à l'âge de cinq à six semaines. L'impossibilité de distinguer les nids et œufs des goélands bruns et argentés complique les recensements ; dans les colonies mixtes, il faut estimer au mieux la proportion respective des deux espèces.
Contrairement aux Goélands argenté et marin, le Goéland brun est un grand migrateur. Les oiseaux des populations occidentales se dispersent principalement sur le littoral de la Manche, du golfe de Gascogne, atteignant les côtes du nord-ouest de l'Afrique. Ce sont plusieurs milliers d'individus qui transitent et stationnent plus ou moins longtemps sur le littoral de la baie d'Audierne (Finistère sud) lors de la migration post-nuptiale.
Son régime alimentaire se rapproche de celui du Goéland argenté, mais il s'éloigne souvent un peu plus loin que lui en mer pour se nourrir et fréquente moins les décharges. Les rejets de pêche constituent une part importante de son alimentation.