Des opérations de limitation des goélands non sélectives
Dernière mise à jour le 6 avril 2005
Le Goéland brun interfère bien moins que le Goéland argenté avec les activités humaines, mais il peut exercer localement une prédation non négligeable sur d'autres espèces (sternes, Océanite tempête). Un problème qui se pose actuellement est la faible spécificité des opérations de limitation des goélands dans les colonies mixtes argenté/brun (stérilisation des œufs en milieu urbain et éradication d'adultes en milieu naturel), avec un impact inévitable sur les Goélands bruns, espèce intégralement protégée. Ce problème est susceptible de s'intensifier, notamment en ville si les Goélands bruns y poursuivent leur implantation, et deviennent majoritaires comme c'est déjà le cas pour certaines colonies urbaines en Grande-Bretagne.
Un problème d'un autre ordre est lié au développement de colonies sur le littoral de Belle-Île (Morbihan), dans des zones de lande rase à bruyère vagabonde (Erica vagans), implantation qui s'accompagne d'une altération progressive de la végétation initiale, remplacée par des plantes nitrophiles. Or, ces landes sont classées d'intérêt communautaire au titre de la directive Habitats. C'est pourquoi une réflexion a été menée sur la pertinence et sur les possibilités de mise en place de mesures d'effarouchement pour dissuader les Goélands bruns de s'installer dans ces milieux.