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INONDATIONS/ LE PHÉNOMÈNE
Introduction Le phénomène Les effets Quelles actions ?

Inondation ou quand l’homme habite le lit de la rivière

Dernière mise à jour le 23 avril 2007
Tant que l’homme et ses biens ne sont pas touchés, l’inondation reste un aléa naturel sans conséquence. Mais l’homme s’est installé dans le lit majeur de la rivière. Non seulement il s’expose ainsi au risque d’inondation mais en plus, il transforme le milieu augmentant les effets de la montée des eaux.

Qu’est-ce qu’une inondation ?

L'inondation est une submersion (rapide ou lente) d'une zone habituellement hors d’eau ; elle correspond soit au débordement des eaux du lit mineur lors d'une crue dans le lit majeur, soit à la remontée des eaux de la nappe souterraine en surface ou encore à un débordement des réseaux d’évacuation d’eau de pluies en ville.

Le risque d'inondation est la conséquence de deux composantes : l'eau qui peut sortir de son lit mineur et l'homme qui s'installe dans le lit majeur pour y implanter toutes sortes de constructions, d'équipements et d'activités. Le lit majeur fait partie intégrante du cours d’eau. En s’y installant, on s’installe donc dans la rivière. L’inondation est un phénomène (aléa) naturel. Elle est considérée comme un risque naturel à partir du moment où la population et les biens sont exposés.

Quels sont les différents types d’inondations connus en Bretagne ?

En Bretagne, les inondations se caractérisent par des montées relativement lentes des eaux, on parle alors de crue de plaine ou crue fluviale, à opposer aux crues de type torrentiel et cévenol qui revêtent un caractère plus brusque et violent.
-  par débordement direct : lorsque des précipitations intenses, telles que des averses violentes ou de longue durée, tombent sur l’ensemble du bassin versant, les eaux s’écoulent et se concentrent plus ou moins rapidement (plus de trois jours à Redon). Les eaux de la rivière montent. Le cours d’eau sort de son lit mineur et vient occuper le lit majeur.
-  Par remontée de nappe alluviale : après une longue période de précipitations (succession de plusieurs mois pluvieux), la nappe d’eau souterraine remonte dans le lit majeur. Ce phénomène s’illustre parfaitement dans la plaine alluviale de la Vilaine, dans les zones de marais ou à Langon par exemple.
-  Par stagnation ou ruissellement d'eaux pluviales en secteur urbain : l’imperméabilisation du sol par les aménagements (bâtiments, voiries, parkings …) limite l’infiltration des précipitations et accentue le ruissellement. Ceci occasionne alors la saturation et le refoulement du réseau d’assainissement des eaux pluviales et peut conduire à des inondations aux points bas.

http://www.bretagne-environnement.org/photo/1175693170-vignette-risque-d-inondation-par-grandes-marees.jpgRisque d’inondation par grandes marées
- Par submersion de zones littorales (phénomène fluviomaritime) : ce phénomène peut se produire lorsque de fortes marées submergent les zones littorales. Outre l'action propre de la mer, ce phénomène peut provoquer le débordement des cours d'eau qui débouchent à la mer. En effet, lorsque qu’une crue se produit en même temps qu’une forte marée, les eaux littorales peuvent bloquer l’écoulement naturel des eaux fluviales vers la mer et ainsi amplifier voire provoquer une inondation. Ce phénomène est très caractéristique des petits bassins versants côtiers bretons.

Qui déborde : la rivière ou l’homme ?

L’inondation est donc un aléa naturel. Il devient un risque pour l’homme lorsque celui-ci est présent dans le lit de la rivière. De plus, la présence de l’homme aggrave l’aléa en modifiant les conditions d’écoulement de l’eau. Les facteurs aggravants sont :
-  la diminution des champs d’expansion des crues : l’extension de l’urbanisation en zone inondable, parfois amplifier par l’édification de digues ou de remblais a pour conséquence une réduction de l’effet naturel d’écrêtement des crues ;
-  l’imperméabilisation des sols qui résulte de l’urbanisation, des autoroutes, des routes, etc. empêche l’infiltration de l’eau dans le sol et favorise un ruissellement très rapide vers les points bas du secteur ;
-  l’aménagement des cours d’eau : beaucoup de rivières ont été modifiées localement sans se soucier des conséquences en amont ou en aval. Ces aménagements peuvent avoir pour conséquences préjudiciables l’accélération de crues en aval ou la création d’entonnoir en amont sur des zones urbanisées ;
-  la formation et la rupture d'embâcles : les matériaux flottants transportés par le courant s'accumulent en amont des passages étroits. La rupture éventuelle de ces embâcles provoque une onde puissante et dangereuse en aval ;
-  la défaillance des dispositifs de protection : le rôle des dispositifs de protection (digues, déversoirs) peut-être limité. Leur mauvaise gestion et leur manque d’entretien peuvent parfois exposer davantage la plaine alluviale que si elle n'était pas protégée. D’autre part, un dispositif de protection, bien qu’il soit très efficace, peut entraîner un déplacement du champ d’inondation vers l’aval ou vers l’amont ;
-  l’utilisation ou l’occupation des sols sur les pentes des bassins versants : battance, déforestation, arasement des talus, disparition de haies, sens du labour, etc. favorisent un écoulement plus rapide et une concentration des eaux vers les rivières.

Plan

Côté net

3 ressources pour en savoir plus :
Remontées de nappes : crues, inondations, ruissellements  (page internet) 
Le site remontées de nappes, développé par le Bureau de recherches géologiques et minières, présente aux professionnels et au grand public des cartes départementales de sensibilité au phénomène de (...)

Valeurs et fonctions des zones humides  (page internet) 
Pour en savoir plus sur le rôle des zones humides dans la maîtrise des crues, la recharge des eaux souterraines, la stabilisation du littoral et la protection contre les tempêtes, la rétention et (...)

Le risque inondation  (page internet) 
Un dossier très complet sur le risque d’inondations développé sur le site dédié aux risques du ministère de l’Ecologie et du développement durable. Il décrit le phénomène, l’aléa et le risque (...)

Plus

 

A lire

1 ressources pour en savoir plus :
Rapport sur la mission d’expertise sur les crues de décembre 2000 et janvier 2001 en Bretagne  (rapport ou étude) 
Ce rapport est le résultat d’une expertise détaillée des inondations répétées de 2000 et 2001 en Bretagne sur la demande du Gouvernement. Il décrit une analyse complète des phénomènes, identifie les (...)

 

Annuaire des acteurs

2 ressources pour en savoir plus :
Direction régionale de l'environnement de Bretagne (Diren Bretagne)  (Service de l'Etat) 
Service déconcentré du Ministère de l'écologie et du développement durable, placé sous l'autorité du Préfet de Région et des Préfets de Départements, la direction régionale de l'environnement (Diren) (...)

Laboratoire climat, occupation du sol par télédétection (Costel)  (Etablissement de recherche) 
Le laboratoire Costel (Climat et ocupation du sol par télédétection) a été créé en 1980. A l'origine Centre régional de télédétection, l'équipe a progressivement fait évoluer ses thématiques de (...)

 

Cartothèque

1 ressources pour en savoir plus :
Arrêtés de catastrophes naturelles en Bretagne  (carte) 
De 1982 à décembre 2007, les catastrophes naturelles en France ont fait l’objet de 322 arrêtés publiés au Journal Officiel, pour 36 041 communes touchées au total 128 751 fois. Pour les communes (...)

 

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