Parallèlement à la conchyliculture née à la fin du 19ème siècle, des formes d'aquaculture nouvelle, aux résultats encore modestes, sont apparues au cours des années 1970 : élevages du saumon et des truites de mer, du turbot (Côtes d'Armor), de la daurade et du bar, vénériculture (palourde), essai de cultures d'algues (wakamé).
Les principaux poissons produits en Bretagne sont la truite -en eau douce-, en quantité moindre, la truite en eau de mer, le bar et le turbot. La Bretagne produit au total 13 à 14 000 tonnes de poissons d'élevage par an ; ce qui la place au premier rang des régions aquacultrices françaises avec une légère avance sur l'Aquitaine. A Camaret-sur-Mer (29), la société ELSAMER exploite depuis 1990 la truite fario en mer d'après un transfert de technologie de l'INRA (Institut National de Recherche Agronomique) et de l'IFREMER. Il s'agit de la seule entreprise privée en Europe qui pratique un tel élevage. Un élevage du turbot est installé à Trédarzec (22) sur la rivière du Tréguier, sa production de turbot juvénile appelée Marinove est un élevage à terre en circuit fermé. Outre le fait que ce système de recyclage des eaux est peu polluant, il présente aussi l'avantage de s'affranchir des facteurs extérieurs. Cette entreprise a reçu un prix d'innovation pour un procédé de transport de poissons vivants vers le Japon qui pourrait s'étendre à d'autres espèces.
Les piscicultures nécessitent une eau de qualité mais elles peuvent aussi être responsables de pollutions, elles doivent maîtriser leurs propres rejets en cas d'aquaculture intensive (élevages de salmonidés par exemple).
La culture d'algues est encore très peu développée en France et en Bretagne mais elle connaît une évolution rapide. Elle ne concerne qu'une espèce : le Wakamé (Undaria pundatifida) aussi appelée fougères des mers. Ces cultures sont localisées au Guilvinec.
La vénériculture (élevage des palourdes) a manifesté un essor prometteur au cours des années 80, grâce à la mise au point de techniques d'écloserie et de grossissements adaptées à l'espèce japonaise. Cependant, elle n'est plus maintenant qu'une activité marginale en Bretagne, suite à la maladie de l'anneau brun, d'origine bactérienne, et surtout à la concurrence de pêcheries sur les gisements naturels (Italie et Golfe du Morbihan). De 1000 à 2000 tonnes sont produites annuellement sur le site.
La coquille Saint Jacques est aujourd'hui cultivée commercialement, quoiqu'à petite échelle, en rade de Brest, par le Comité Local des Pêches Maritimes, dont les adhérents récoltent près de 50% de leur production à partir de coquilles produites en écloserie puis semées sur site.