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L'ÉROSION DU TRAIT DE CÔTE/ LE PHÉNOMÈNE
Introduction Le phénomène Les origines Les effets Quelles actions ?

Un phénomène naturel plus suivi à partir des années 1960

Dernière mise à jour le 30 avril 2008
Sur la période 1949-2003, plus de 1 300 cas de dommages provoqués essentiellement par des facteurs météorologiques ont été identifiés en Bretagne.

logo|Inventaire des dégâts sur le littoralL’inventaire des points sensibles

L’inventaire des points sensibles à l’érosion du littoral réalisé par le laboratoire Géomer comporte 1 445 données de dommages enregistrés concernant les côtes de bretonnes entre 1800 et 2003, dont plus de 1 300 concernent la période 1949-2003 [1]. La distribution spatiale de la localisation des dommages est très hétérogène, mais peu de secteurs côtiers ont été épargnés par les dommages.

Les principales manifestations de l’érosion côtière peuvent être :

Sur l’estran Démaigrissement de l’estran et recul de la ligne de rivage
Sur les dunes Recul du pied du profil dunaire et création d’une micro-falaise, création de siffle-vent après disparition de la végétaion (sous l’action du piétinement…)
Sur les falaises Création de rigoles d’érosion (sous l’action du piétinement et de la disparition de la végétation), rupture en pans de falaises (sous l’action marine et des conditions hydrométéorologiques)
Sur les dépressions arrière-littorales basses Submersion des dépressions arrière-littoraux après rupture du cordon littoral
Sur les ouvrages Rupture et endommagements des ouvrages de protection (enrochements, murs, ganivelles, …)


L’évolution temporelle des phénomènes

http://www.bretagne-environnement.org/photo/1196247508-vignette-erosion-du-rivage.jpgErosion du rivage
L’appréciation de l’évolution temporelle des phénomènes est relativement récente. En effet, les observations ne sont enregistrées que depuis le XIXème siècle. Deux époques peuvent être distinguées :
-  de 1800 à 1960, le nombre de dommages enregistrés annuellement en Bretagne reste généralement inférieur à 10. Plus on remonte dans le temps, moins on dispose de documents relatifs aux dommages occasionnés sur les rivages. Au XIXème siècle et durant la première moitié du XXème siècle, hormis les violentes tempêtes, notamment celles de 1865, 1882 et 1896, les dommages subis par les rivages sont rarement relatés sauf lorsqu’ils affectent une construction humaine (structure portuaire, digue, polder) ;
-  à partir de 1960, le nombre de dommages ne cesse de croître jusqu’en 2003 dû notamment à l’augmentation des constructions en bordure du rivage ou en zone submersible, à l’augmentation des zones naturelles aménagées contre l’érosion marine, etc. Ceci contribue à accentuer la vulnérabilité du trait de côte aux évolutions naturelles des rivages. Enfin, dans cette période les observations sont nettement plus nombreuses qu’avant 1960.
http://www.bretagne-environnement.org/photo/1195635465-vignette-alea-enjeux-et-risque.pngAléa, enjeux et risque
L’interprétation de ces données s’avère très limitée car la perception de l’aléa augmente en fonction de l’exposition des biens et des personnes. L’aléa n'est un risque que s'il s'applique à une zone où des enjeux humains, économiques ou environnementaux sont en présence. D'une manière générale le risque peut se caractériser par de nombreuses victimes, un coût important de dommages matériels, et/ou des impacts sur l'environnement.

http://www.bretagne-environnement.org/photo/1195575585-vignette-impacts-adaptation-vulnerabilite.pngImpacts, adaptation, vulnérabilité
La vulnérabilité d’une zone ou d’une population par rapport à l’aléa est fonction de son exposition à l’aléa, son degré de sensibilité et de sa capacité d’adaptation.

Un phénomène complexe

Les facteurs provoquant des dommages littoraux sont d’origines très variées : météorologique (tempête), marine (houles et vagues, dérive et courants littoraux, fort coefficient de marée, surcote), continentale (précipitations, ruissellement, gel-dégel, etc.), anthropique (la part des actions anthropiques reste difficilement appréciable car souvent minorées), biologique (plantes fixatrices, animaux fouisseurs, oiseaux nicheurs, etc). Ces facteurs peuvent se conjuguer. Ainsi, établir la part de chacun dans le phénomène d’érosion n’est pas aisée.

http://www.bretagne-environnement.org/photo/1195579339-vignette-facteurs-a-l-origine-des-dommages-cotiers.pngFacteurs à l'origine des dommages côtiers
Leur répartition en Bretagne sur la période 1949-2003 est la suivante :
-  46 % des dommages sont provoqués par les tempêtes et les actions marines ;
-  les mouvements de masse dans les falaises comptent pour 10 % ;
-  les dommages liés aux actions humaines sont peu représentés (1,7 %) et très certainement sous-estimés ;
-  moins d’1 % est d’origine biologique ;
-  environ 8 % sont des facteurs combinés ;
-  l’origine d’environ 30 % des dommages demeure ignorée.

[1] « Les aménagements des littoraux de la région Bretagne en vue de leur défense contre l'érosion depuis 1949 ». Bulletin de l'Association de Géographes Français, 3, p. 346-359, 2004 Hénaff Alain

Plan
  • Mer et littoral
    • Le b-a ba de la mer
      • La mer en mouvement
      • Qui sculpte la frange côtière ?
      • La vie à tous les étages
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      • La pêche maritime
        • La pêche professionnelle en mer
        • La pêche à pied des coquillages
        • Des milliers de tonnes d'algues récoltées tous les ans dans le finistère
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      • Qualité générale des eaux littorales
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      • Phytoplancton et phycotoxines
      • Milieu biologique
      • Milieu physique
      • Autres réseaux de mesure

A lire

4 ressources pour en savoir plus :
Living with coastal erosion in Europe : Sand and Space for Sustainability. PART II - Maps and statistics (Vivre avec l'érosion côtière en Europe : Sable et Espace pour un Développement Durable)  (rapport ou étude) IconAnglais.png 
Ce rapport a été commandé en 2001 par la direction générale de l'environnement de la Commission européenne, suite à une demande du Parlement européen. Il s'agit d'une production du consortium (...)

Un quart du littoral recule du fait de l'érosion  (revue ou bulletin d'information) 
Le littoral métropolitain n’est pas stable et la côte bretonne bien moins encore que le reste de l'Hexagone côtier. C'est ce que révèle, chiffres à l'appui, le n°113 du 4 pages de l'institut français de (...)

Odem Infos n°24  (revue ou bulletin d'information) 
Au sommaire de ce numéro 24 de la revue Odem Infos :- les déchets ménagers et assimilés dans le Morbihan ;- élévation du niveau marin et vulnérabilité du littoral du Morbihan ;- la nouvelle procédure (...)

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Annuaire des acteurs

3 ressources pour en savoir plus :
Institut français de l'environnement (Ifen)  (Etablissement public) 
L'Institut français de l'environnement, implanté à Orléans, est un service à compétence nationale rattaché directement au ministre de l'Ecologie et du Développement durable. Il organise et anime la (...)

Observatoire départemental de l'environnement du Morbihan (Odem)  (Association) 
L'Odem a été créé en février 1992 (sous la forme d'une association loi 1901) par le Conseil général du Morbihan et le Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (Caue) afin de contribuer par (...)

Institut universitaire européen de la mer (IUEM)  (Etablissement public) 
En créant l'IUEM, l'Université de Bretagne occidentale entend structurer son "Axe Mer", contribuer au développement du "Réseau Bleu" et à la restructuration du secteur environnement marin mené en (...)

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Cartothèque

1 ressources pour en savoir plus :
Côtes bretonnes  (carte) 
D’une longueur de 2 730 km, le linéaire côtier breton représente un tiers des côtes françaises métropolitaines.