La Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement en Bretagne (Drire) instruit les titres de concession, accordés pour l’exploitation des centrales hydroélectriques d’une puissance supérieure à 4,5 MW. Elle s’assure ensuite du respect du cahier des charges, de l’entretien de l’ouvrage, de la sécurité du public et des autorisations de vidange des réservoirs. Pour les centrales d’une puissance inférieure à 4,5 MW, il s’agit de titres d’autorisation qui sont instruits par la police de l’Eau du département.
Passe à anguillesAfin de limiter l’impact des retenues d’eau sur la circulation des poissons migrateurs, un
important programme de construction de passes à poissons a été entrepris dans le cadre des contrats de plan Etat-Région 1994-1999 et 2000-2006. Pour l’Anguille, les techniques nécessaires à la montaison sont bien connues et la mise en place de passes spécifiques est relativement facile. Par contre, il n’existe pas à l’heure actuelle de dispositifs de dévalaison éprouvé à installer sur les prises d’eau existantes. Les mortalités des anguilles adultes dans les turbines hydroélectriques peuvent être importantes selon le type de turbines et leur vitesse de rotation. En Bretagne, plusieurs sites sensibles ont été identifiés sur l’Oust (Beaumont, Malestroit, Lannée), à Kerousse sur le Blavet, à Pont Rolland et Pont Neuf sur le Gouëssant, à Rophémel sur la Rance et à Saint-Barthélémy sur le Gouet. Depuis 1995 en amont du barrage de Rophémel et depuis 2004 en amont du barrage de Pont Rolland sur le Gouëssant sont effectuées des opérations de piégeage et de transport d’anguilles afin de leur faire franchir ces aménagements. Dans le cadre des renouvellements des concessions des barrages hydroélectriques des solutions à la montaison et à la dévalaison restent à trouver.
Le désenvasement de la RanceEn ce qui concerne l’usine marémotrice, le contrat de baie de la Rance, terminé depuis 2005 et coordonné par l’association Coeur, a développé des actions concertées de gestion du site sur les thèmes de l’eau, des milieux et des usages. Parmi ces actions, EDF était chargée de la gestion des sédiments excédentaires accumulés dans la partie estuarienne du fleuve. L’entreprise a extrait et valorisé plus de 120 000 m
3 de sédiments fins. Une évaluation menée 5 ans après l’opération a montré qu’elle n’avait aucun impact écologique négatif. [
1]. Aujourd’hui, on se dirige vers un entretien du site, toujours par extraction des sédiments excédentaires.