La Bretagne est de très loin la première région de pêche française, que ce soit pour l'importance de flotte, l'emploi ou la production. La pêche côtière et la petite pêche sont particulièrement importantes dans la vie littorale.
Pêcheurs
En Bretagne nord, c'est la pêche côtière qui prédomine : coquilles Saint-Jacques et seiches à Saint-Brieuc et Saint-Malo, araignées à Paimpol, tourteaux à Morlaix, etc. Il n'existe plus à Saint-Malo que deux navires armés pour la grande pêche en Atlantique Nord. Quelques chalutiers de pêche au large exploitent les eaux de la Manche et de la Mer d'Irlande.
En Bretagne sud, tous les types de pêche sont représentés : - pêche industrielle et semi-industrielle à Douarnenez, Concarneau et Lorient : morue, lieu noir, baudroie, grenadier au nord et à l'ouest des Iles Britanniques ; - pêche au large à Douarnenez, Le Guilvinec, Saint-Guénolé, Loctudy, Lesconil, Concarneau, Lorient, d'une grande variété d'espèces dans le Golfe de Gascogne, en Manche, en Mer d'Irlande, au nord de l'Écosse et des îles Féroë ; - pêche artisanale côtière d'espèces de haute valeur : langoustines, baudroies, merlus, coquilles Saint-Jacques, bars, soles. Ce secteur regroupe le plus grand nombre de bateaux : 82% des navires bretons pêchent dans les eaux territoriales (12 milles), de façon permanente ou temporaire ; pêche thonière à Concarneau : pêche saisonnière du germon dans le Golfe de Gascogne ou du thon tropical dans l'Atlantique Centre-Est ou l'Océan Indien où les navires restent constamment sur les zones de pêche.
logoLa pêche côtière est en nette diminution. Si l'état des ressources peut être mise en cause, il faut aussi retenir la dégradation de la qualité de l'écosystème littoral. Parallèlement aux diminutions de rendement induites par une surpêche, différents impacts environnementaux agissent sur les ressources marines : les pollutions, l'altération ou la destruction de certains habitats (zones servant de frayères ou nourriceries, herbiers auxquels est associée toute une faune de poissons et d'invertébrés, altération de fonds marins « labourés » par le chalutage par exemple), la prolifération d'une espèce plus ou moins nuisible par suite de l'eutrophisation ou par introduction accidentelle, etc.
L'activité des pêches maritimes professionnelles est très fortement dépendante du milieu naturel. Préserver l'environnement marin et côtier contribue à maintenir une activité de pêche côtière économiquement significative dans notre région.