Une capacité d'accueil en augmentation mais encore insuffisante
La flotte de plaisance est bien représentée en Bretagne, mais qu'en est-il des emplacements d'accueil ? En 1998, le bureau de la Plaisance du Ministère de l'équipement plaçait la région en deuxième position après le littoral méditerranéen, avec 23,5 % des places sur les 165 000 comptabilisées alors en France. Afin de recenser la capacité des ports et mouillages, définis selon la réglementation, une enquête régionale a été menée en 2000 (voir Tableau 1). La capacité bretonne d'accueil maritime de la plaisance était d'environ 56 000 places autorisées, réparties entre 93 concessions portuaires, 145 zones de mouillages organisés et 4 200 mouillages individuels autorisés. Si on y ajoute une estimation du nombre de mouillages sauvages n'ayant obtenu aucune autorisation d'occupation du domaine public, l'effectif total de places occupées serait de l'ordre de 65 000 places.
L'importance du nombre de places en mouillage est une des particularités de la Bretagne, notamment à cause de l'amplitude des marées et du découpage de la côte offrant de nombreuses zones naturelles abritées.
Tableau : Capacité d'accueil autorisé par types de mouillage [2]
Nombre de places
Ports (1999)
Mouillages organisés (1999)
Mouillages individuels (1998)
TOTAL capacités autorisées
Ille-et-Vilaine
3 056
2 112
327
5 495
Côtes d'Armor
8 056
4 103
800
12 959
Finistère
13 519
5 264
1 160
19 943
Morbihan
8 394
7 214
1 890
17 498
Total Bretagne
33 025
18 693
4 177
55 895
Le taux de remplissage actuel des ports par les bateaux résidents est voisin de 100 %. L'accueil des bateaux en escale est assuré, mais il reste problématique en saison touristique dans les sites de fort passage, notamment la Bretagne Sud et les îles. Les deux secteurs géographiques où la pression mesurée est la plus forte sont la baie de Saint-Malo et la Côte sud, principalement autour du Golfe du Morbihan. En 2000, les listes d'attente qui expriment la demande non satisfaite de places de port en Bretagne totalisaient 9 370 demandes pour 33 025 places de port existantes, soit une pression sur l'offre globale de 28,4%. La signification des listes d'attente doit être considérée avec prudence. Certains plaisanciers inscrits ne transformeront pas l'intention en location ou sont inscrits dans plusieurs ports voisins. D'autre part, toutes les listes d'attente ne sont pas mises à jour annuellement ou semestriellement. Et enfin, dans les zones de forte pression, une partie de la demande latente ne s'exprime pas devant l'importance des délais.