La révolution fourragère s'est traduite par l'abandon progressif des landes, laissées libres d'évoluer vers le fourré forestier et de changer de communautés végétales et faunistiques.
L'introduction de résineux adaptés, l'assèchement des zones humides ou encore les incendies ont, depuis le XIXe siècle, également contribué à faire régresser les landes secondaires. L'abandon de ces milieux créés par l'homme est, en effet, synonyme de leur disparition.
Le piétinement et le surpâturage sont aussi des facteurs de régression car ils entraînent des changements de flore, pouvant aller jusqu'à la destruction totale de la végétation par endroits.
De cette régression des landes résulte une fragmentation des habitats et une diminution des espèces qui en sont très dépendantes (courlis cendré, busard cendré), et qui ne trouvent pas, en Bretagne, d'autres milieux susceptibles de les accueillir.
L'abandon des usages agricoles favorise également le développement d'une végétation très inflammable qui, suite à une période sèche, est propice aux incendies. Ainsi depuis 1950, des zones de landes, dans le massif de Paimpont (Ille-et-Vilaine), ont connu une succession d'incendies (1955, 1976, 1984, 1987, 1990) [1].
[1] Déprise agricole, incendie et biologie de la conservation dans le Massif de brocéliande. D. Cluzeau, J.-L. Belloncle, M. Dutour et P. Trehen, Les Cahiers du Bioger, vol. 1, 1995