Depuis quelques années, les associations, élus, collectivités ont pris conscience de l'importance des landes en tant que patrimoine naturel (présence d'espèces rares, intérêts scientifique, paysager, touristique et économique) et de la nécessité de les protéger et de les mettre en valeur.
Historique
Initiées par un groupe de chercheurs de l'Université de Rennes I (Groupe d'étude landes armoricaines) et rapidement inscrites dans un réseau international, de nombreuses études ont été lancées dans les années 70-80 pour améliorer les connaissances sur des landes atlantiques. En 1998, la rencontre entre chercheurs et gestionnaires s'est concrétisée à l'occasion du séminaire international Life consacré à la gestion des landes atlantiques. Parallèlement, des mesures de protection à différents niveaux de décision (Europe, région, département) ont été instituées : Natura 2000, réserve naturelle, arrêté de biotope, acquisitions foncières, etc., souvent accompagnées d'une gestion de type fauche ou de pâturage par des races rustiques.
Qu'en est-il aujourd'hui ?
voir les landes protégées en bretagne
La plupart des landes sont considérées comme des zones spéciales de conservation (Natura 2000), ainsi que les microhabitats dépendants, telles les mares ou les affleurements rocheux inclus dans ces paysages. De nombreuses espèces sont également protégées à titre réglementaire pour leur valeur patrimoniale ce qui renforce le caractère remarquable de ces habitats, et ceci bien qu'ils soient reconnus comme milieux à faible richesse spécifique (nombre d'espèces par communauté).
Si les éléments remarquables de la flore sont plutôt bien connus, il n'en va pas toujours de même pour la faune. Contrairement à certaines espèces comme le courlis, les busards St-Martin et cendré, les connaissances pour bon nombre d'espèces d'invertébrés inféodés à ces habitats, ou dépendant d'eux pour une partie de leur cycle de développement, restent à renforcer.
Tout en respectant la richesse biologique et la qualité des paysages offertes par les landes, il est parfois nécessaire de les entretenir afin de prévenir le risque d'incendie. Cette gestion peut passer par des opérations de débroussaillement, de pâturage ou de reboisement selon les cas et nécessite alors d'impliquer les acteurs locaux. C'est le cas d'une opération menée dans le Massif de Brocéliande, depuis l'incendie de 1990 qui a brûlé 438 hectares dont 70 % de landes [1].
[1] Déprise agricole, incendie et biologie de la conservation dans le Massif de brocéliande. D. Cluzeau, J.-L. Belloncle, M. Dutour et P. Trehen, Les Cahiers du Bioger, vol. 1, 1995