Lapin de garenne
Espèce d'origine méditerranéenne, le Lapin de garenne a été introduit par l'homme sur tout le territoire français au cours du Moyen-Âge. Il fréquente les milieux ouverts présentant une mosaïque d'habitats, et évite les grands ensembles uniformes et les zones humides. Il est ainsi très présent dans le bocage où sont imbriqués les trois éléments qui lui sont indispensables : des sols profonds, meubles et filtrants, où il creuse ses terriers, des couverts végétaux ensoleillés pour s'abriter et des zones de végétation rases pour s'alimenter. Les terriers étant faciles à creuser dans le sable, les dunes forment également un habitat favorable pour le lapin.
Les lapins forment de petits groupes sociaux de 5 à 10 adultes, auxquels s'ajoutent les jeunes de l'année. Ce sont des animaux très sédentaires, avec un domaine vital compris entre 500 m2 et 3 ha.
Le Lapin de garenne peut causer des dégâts importants, surtout en hiver, dans les jeunes plantations d'arbres (essences forestières, arbres fruitiers) et dans les cultures : semis de céréales, maïs, pois, jeunes plants de chou, cultures légumineuses. Leur présence n'est ainsi pas très appréciée par les agriculteurs et les forestiers qui les considèrent souvent comme nuisibles.