Pour endiguer le déclin du Lapin de garenne et espérer faire remonter ses effectifs, il est impératif de restaurer ses habitats favorables, afin d'améliorer la capacité d'accueil du milieu et de favoriser les échanges entre populations. Cela veut dire qu'il est nécessaire de recréer le réseau de haies, de talus et de fossés qui forme le bocage, et de préserver voire de reconstituer les prairies.
Dans ce sens, le Conseil régional et les Conseils généraux soutiennent les chambres d'agriculture dans leurs programmes de replantation de haies et de reconstitution de talus. Cela a conduit à l'implantation de plus de 6 000 km de haies et de talus, malheureusement insuffisants pour compenser les destructions qui se poursuivent. Il faudrait donc travailler à l'entretien des haies existantes, celles-ci étant en outre plus intéressantes écologiquement (une vieille haie bien entretenue abrite plus d'espèces animales et végétales qu'une haie replantée).
De leur côté, les fédérations départementales des chasseurs et leur fédération régionale soutiennent et encouragent des programmes de repeuplements, basés notamment sur l'aménagement et l'entretien de garennes artificielles, qui sont des amas de matériaux naturels : souches, terre végétale, branchages.