A Camaret, le Fer à cheval forme une très belle population, notamment au point de contacts entre une végétation très ouverte (le long des sentiers piétonniers notamment) et ceux où la végétation est haute et dense (lande à Ajoncs d'Europe). Cette espèce apparaît donc à la fois sensible au piétinement et à une forte concurrence végétale.
Au sein de la station de Camaret, le degré de vulnérabilité du Fer à cheval varie d'un endroit à l'autre. Dans certains secteurs, la forte imbrication des pelouses et des landes favorise son développement (lisières entre les landes ou les fourrés et les pelouses peu piétinées mais dont l'abroutissement par des lapins limite la concurrence végétale). En revanche, la présence du Fer à cheval semble compromise dans d'autres secteurs de la station, comme sur le site mégalithique de Lagatjar. En effet, afin de faciliter la circulation des visiteurs, nombreux sur ce site au printemps et en été, des opérations de fauche ont lieu chaque année. Ces opérations interviennent au printemps, trop tôt pour le Fer à cheval, qui est une espèce tardive et n'a pas le temps de boucler son cycle de végétation (par la production de graines notamment). Cette fauche fragilise l'espèce et menace de disparition le Fer à cheval dans cette partie de la station. Des mesures visant à reculer la date de fauche de certaines portions de pelouses devraient suffire à maintenir l'espèce à cet endroit.