Les reprises de bagues ont permis d’isoler deux flux migratoires en Europe : un flux issu de Finlande et de Scandinavie et un flux oriental, de part et d’autre de la mer Baltique. La Bretagne accueille des Bécasses des bois issues de ces deux flux.
Les indices d’abondance des effectifs migrateurs et hivernants fournis par le réseau Bécasse ne suggèrent aucune tendance particulière depuis le milieu des années 1990. Les effectifs varient fortement d’un hiver à l’autre mais semblent stables sur le long terme.
A ce suivi régulier, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ajoute un protocole « vague de froid » spécifique, spécialement mis en œuvre lorsque les conditions climatiques deviennent difficiles pour les oiseaux. Les observateurs du réseau Bécasse surveillent alors les effectifs et le comportement de l’espèce afin de renseigner les autorités administratives départementales ou régionales, qui peuvent être amenées à suspendre la chasse, de l’état des populations.
Grâce à la volonté des chasseurs (fédérations de chasseurs et associations de chasse spécialisées) et à l’appui de l’ONCFS, la Bretagne a été la première région française à mettre en place pour la saison 2005-2006, par arrêté ministériel, un prélèvement maximum autorisé pour la Bécasse, avec carnet de prélèvement et système de marquage. Ainsi, il n’est pas permis de prélever plus de 3 bécasses des bois par jour, ni plus de 30 par saison. Si cette limitation n’est pas restrictive, elle permet d’éviter les excès et contribue à la sensibilisation des chasseurs. Le dossier technique accompagnant cette mise en place reposait pour une grande part sur les résultats récoltés par le réseau Bécasse en Bretagne.