Une nouvelle idée du tourisme en Bretagne
Comme pour toute autre activité, seul un développement touristique maîtrisé permettra un tourisme durable et pourra prévenir les risques de saturation et de dégradation irréversible des espaces naturels bretons.
Dans cette optique, le conseil régional a lancé en 2005 un schéma régional du tourisme dont le plan d’action a été adopté en 2007. Ce document, élaboré en concertation avec tous les acteurs de la profession, est clairement orienté vers le développement durable. Il affiche cinq grandes ambitions pour la Bretagne : être attractive, compétitive, solidaire, efficace et accessible. Pour y parvenir, la région entend consolider son image de territoire au patrimoine naturel exceptionnel. L’enjeu principal est la préservation de la ressource.
Différentes actions sont envisagées : protéger et valoriser les sites et espaces naturels, aménager durablement les stations et espaces touristiques, favoriser les déplacements alternatifs à la voiture, développer des infrastructures d’itinérance et de randonnée, soutenir des territoires touristiques respectueux de l’environnement, ou encore sensibiliser les acteurs du tourisme au développement durable. Innovation de taille : le développement d’une filière d’écotourisme est clairement envisagé.
Si les professionnels de la Bretagne ont choisi de favoriser l’attractivité régionale grâce au développement durable, ce n’est certainement pas un hasard. Au-delà des attentes touristiques, les Bretons eux-mêmes sont très sensibles à leur environnement. Le schéma régional vient finalement renforcer une dynamique de protection et de valorisation du patrimoine naturel déjà engagée sur les territoires.
La protection des sites
Zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager en BretagneUn des chantiers concerne la préservation des sites contre la sur fréquentation et surtout l’urbanisation grandissante. Le littoral est particulièrement menacé. Certains points bénéficient en effet d’une telle popularité que leur fréquentation peut dépasser le million de visiteurs comme à la Pointe du Raz, au Cap Fréhel ou à la Pointe du Grouin [
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Différentes mesures, qui peuvent concerner aussi bien le littoral, la mer que l’intérieur des terres, ont donc été mises en place par les institutions ou les associations : zones
Natura 2000, réserves naturelles, réserves de biosphère, sites remarquables, sites classés ou inscrits, etc. Toutes ont un objectif commun : préserver la biodiversité de ces sites et par là même les paysages remarquables qu’ils composent.
Quant au parc naturel régional d’Armorique, il s’inscrit pleinement dans une démarche de développement durable du territoire. De la mer d'Iroise aux monts d'Arrée, il a été aménagé pour préserver le patrimoine naturel et faire découvrir la richesse de la flore et de la faune bretonnes. En plus d’être le garant de la protection des milieux et des espèces, il permet une valorisation importante de ce patrimoine. Le respect de la nature devient un atout de taille pour le tourisme.
C’est un succès : le Parc attire plus de 200 000 visiteurs chaque année sur un territoire de 172 000 hectares. Autre élément intéressant, il favorise également un retour aux pratiques traditionnelles telles que la fauche, le pâturage ou la plantation de talus.