Tous aux déplacements doux !
Afin d’offrir une alternative à l’automobile, trop polluante, diverses initiatives voient le jour en Bretagne. Elles s’inscrivent en parallèle de grands projets de transports collectifs tels que le TGV Ouest ou la desserte de la région par des compagnies aériennes.
Ainsi, le réseau de véloroutes et voies vertes, intégré dans la Mission nationale du même nom, et soutenu par le conseil régional et les Départements, est déjà très développé sur le territoire. S'ajoutent à cela les deux aménagements de randonnée réalisés sur les anciennes voies ferrées. Tous ces axes sont réservés à la marche, au vélo ou à l’équitation.
Au total, ce seront bientôt 2 000 km qui seront aménagés et réservés aux transports doux. En plus de leur intérêt écologique, ces parcours possèdent une grande valeur touristique : ils sont les garants d’une sécurité et d’un cadre de vie agréable aux utilisateurs. Les sentiers « equibreizh » rassemblent par ailleurs 2 600 km d'itinéraires balisés pour découvrir la Bretagne à cheval.
Ne reste plus qu’à définir des combinaisons possibles entre ces différents modes de transports doux. Le conseil régional et la direction régionale du Tourisme travaillent actuellement sur le sujet. Quant aux inconditionnels de l’automobile, ils pourront toujours limiter leur empreinte écologique en se rendant sur les sites Internet départementaux consacrés au covoiturage.
L’hébergement se met au vert
Quant aux hébergements touristiques, ils sont actuellement le sujet de nombreuses mutations. Quelques labels, telle « La Clef Verte » récompensent les hébergements touristiques pour leur dynamisme en matière de gestion environnementale. Elle est attribuée pour une année selon des critères précis. Sont pris en compte, notamment, la sensibilisation à l'environnement, la gestion environnementale générale (déchets, eau, énergie, etc.) ainsi que l'aménagement du terrain pour les campings. Au total, ceux sont une vingtaine d’établissements qui bénéficient de ce label en Bretagne. 234 établissements verts sont recensés en France [1]. La très grande majorité sont des campings.
Au sein du Parc naturel régional d’Armorique, les gîtes panda présentent une autre forme d’hébergement alternatif. Labellisés par le WWF, ils sont garants d’une gestion respectueuse de l’environnement.
Les collectivités territoriales commencent aussi à inciter les établissements touristiques à s’engager pour l’environnement. Ainsi, le conseil général des Côtes-d'Armor, par le biais de son comité départemental du Tourisme, impose des grilles d’écoconditionnalité pour l’obtention de certaines de ses subventions.
Il en va de même pour le conseil régional qui, grâce à son projet Eco-Faur, propose des aides à certains aménagements qui adoptent une gestion environnementale. Là encore, les critères d’obtention sont drastiques. De plus en plus d’établissements, et notamment d’hôtels, s’engagent dans cette démarche.
Pour les aider dans leur engagement, le conseil régional et l’Etat, en partenariat avec la chambre régionale de Commerce et d’Industrie, travaille par ailleurs à l’élaboration d’une grille de diagnostic environnemental destinée à l’hôtellerie et à la restauration.
Randonnées et autres sports encore plus « nature »
14 millions de personnes déclarent pratiquer la randonnée lors de leurs vacances en Bretagne, soit les 2/5 des vacanciers. Elles représentent près de 500 000 séjours touristiques [12]. Ces résultats placent la Bretagne au premier rang des régions littorales en matière de marche et de randonnée.
7 000 km de sentiers Grande Randonnée sont proposés en Bretagne, dont 2 000 km sur le littoral. Et le nombre de kilomètres de sentier de Petite Randonnée approcherait les 20 000 [2].
Plus généralement, les pratiques sportives représentent une masse très importante de population puisque 48 % des personnes âgées de 15 à 75 ans déclarent pratiquer un sport au moins une fois par semaine [10]. Le sport est aussi un grand consommateur d’espace et peut être source de pollution si les pratiques ne sont pas gérées durablement.
Au vu de ce constat, les acteurs du sport en Bretagne ont réagi. Le centre régional d’expertise et de ressources des sports nature (Crer) a été créé en 2005. Son comité d’orientation comprend aussi bien des acteurs du sport, que d’autres du tourisme et du patrimoine naturel.
Un de ses objectifs est d’assurer une veille environnementale sur les lieux de pratiques sportives et de réduire les impacts liés à ces mêmes pratiques. La sensibilisation des sportifs à l’environnement devrait être accentuée. Un état des lieux des sports de nature en Bretagne a déjà été réalisé en 2006 [13].