Il existe bon nombre de menaces pesant sur les populations de Lièvres d’Europe. Parmi celles-ci, la dégradation de son habitat est la première cause de déclin que l’on peut avancer, bien que le lièvre fasse preuve d’une grande souplesse quant à l’utilisation de l’espace. En effet, l’évolution actuelle de l’agriculture le prive de plus en plus d’espaces favorables et de ressources alimentaires. Le développement de la culture du maïs (non consommé et donnant une physionomie trop fermée aux parcelles agricoles) et des prairies temporaires (dont la fauche précoce peut causer une importante mortalité chez les levrauts) se fait au détriment des cultures de céréales à paille et des prairies naturelles.
Souvent incriminée pour expliquer le déclin d’une population, une forte activité de chasse en est sans doute rarement la cause initiale. Cependant, une mauvaise gestion des prélèvements peut être un facteur aggravant lorsqu’une population est fragilisée.
D'autres causes encore sont avancées pour tenter d'expliquer les diminutions observées : les aléas climatiques, une recrudescence de certaines pathologies (la yersiniose ou pseudotuberculose, maladie bactérienne provoquant des lésions sur les viscères, et l'EBHS - European brown hare syndrome - qui est une hépatite virale), l'intensification de la circulation routière, l’accroissement de la prédation sur les levrauts, etc. Ces causes se combinent probablement pour accentuer l’effet des modifications d’habitat.