Le maintien de la Linaire grecque dépend directement de celui des pelouses rases et ouvertes. En général, ces milieux évoluent lentement et sont peu concernés par des pressions naturelles (embroussaillement).
Pourtant, des pressions diffuses s'exercent sur quelques stations. Les sites du sud-est de Anter (coteaux de Donnant) et du nord de la plage d'Herlin semblent s'embroussailler graduellement, du fait de l'extension des Prunelliers. A Port Kérel, ce sont des petits mammifères (mulots, etc.) qui déstructurent les sols, en creusant des galeries, au cœur des zones abritant la linaire. Enfin, à Port-an-Dro, où l'espèce n'a pas été revue en 2002, les pelouses ouvertes sont érodées par la circulation piétonne, et en voie d'eutrophisation, en raison de la fréquentation massive du site par les goélands.