Formés par l'accumulation d'eau douce continentale dans les dépressions situées à l'arrière des cordons de sable ou de galets côtiers, les marais littoraux sont des zones humides, plus ou moins permanentes, soustraites au rythme des marées.
Aigrette garzette
L'eau y est plus ou moins saumâtre car l'eau de mer y parvient par infiltration ou lors des tempêtes. Cette diversité de salinité leur confère des physionomies multiples car elle perturbe la succession végétale classique que l'on observe dans les eaux lacustres des paysages intérieurs. Ainsi, dans les eaux saumâtres, les espèces halophiles se développent en lieu et place des espèces ne tolérant pas le sel.
Les marais littoraux abritent une faune riche et variée. On y trouve par exemple de nombreux batraciens et de multiples insectes. La loutre même y est parfois signalée. Mais, les étangs littoraux sont aussi indispensables pour des centaines de milliers d'oiseaux qui viennent y nidifier ou se nourrir. Les roselières abritent de nombreuses nichées de rousserolles ou de butors. Mais, ce sont surtout les limicoles, les canards et les oies qui habitent ces marais. En effet, ils sont pour eux soit des zones d'hivernage, soit des étapes migratoires où ils font halte pour reprendre des forces.
D'une grande diversité biologique, ces milieux sont parmi les plus productifs de la planète. En effet, les végétaux à la base de la chaîne alimentaire ne manquent d'aucun des trois facteurs essentiels à leur croissance : eau, lumière et sels minéraux. Ce sont des filtres puissants qui contribuent à fixer de nombreux éléments comme les nitrates.