Pas de toxicité directe mais de nombreuses nuisances
Dernière mise à jour le 9 novembre 2006
Les proliférations d'algues vertes sur le littoral n'ont pas de toxicité directe mais elles présentent de nombreuses nuisances en mer et à terre qui les rendent indésirables.
On n'observe pas, en Bretagne, de modification systématique et généralisée des écosystèmes touchés (essentiellement des plages sableuses) par les marées vertes. Toutefois, des effets ont été localement constatés sur la faune ou la flore.
Ainsi, dans l'anse de Goulven, des dépôts continus d'algues vertes peuvent étouffer les phanérogames marines et certaines parties du schorre. Par ailleurs, les risques de contamination bactérienne, qui peuvent exister dans certains sites conchylicoles ou zones de baignades, pourraient être accentués par les ulves car celles-ci émettraient dans le milieu marin une substance osmo-protectrice pour les bactéries fécales, augmentant ainsi leur durée de vie. Cette hypothèse nécessite toutefois des études scientifiques supplémentaires.
Dépôt d'algues vertes sur l'estran
Le phénomène des marées vertes conduit localement à des échouages importants d’algues vertes, couvrant des estrans entiers et pouvant être définitivement rejetés en haut de plage. Ces échouages massifs et les activités de ramassage qui y sont liés ont également un impact sur les laisses de mer de « goémon » et la faune qui y est inféodée.
Une contamination atmosphérique est constatée dans les secteurs où les algues se décomposent (émanation d'ammoniac et d'hydrogène sulfuré) et occasionnent des nuisances olfactives. Les activités balnéaires (baignade, nautisme) et touristiques s’en trouvent perturbées.
Des quantités plus ou moins importantes d’algues vertes sont aussi, selon les sites, stockées plus au large avec une colonisation irrégulière des estrans. Au large, ces algues dérivantes peuvent gêner la petite pêche côtière.