Les manifestations météorologiques qui accompagnent les orages, font souvent plus de dommages que la foudre elle-même.
L'essentiel des dommages que provoquent les orages est dû aux ondes électromagnétiques rayonnées qui induisent, sur des dizaines de kilomètres à la ronde, des surtensions, ainsi que des micro-coupures dans les lignes d'alimentation électrique et les télécommunications. En France, on enregistre 15 000 incendies en moyenne liés à la foudre. Il ne faut pas oublier que le nuage orageux est le siège d'une énergie colossale : les impacts de foudre sont très destructeurs, mais heureusement, moins nombreux. En France, moins de 40 personnes et 20 000 animaux sont touchés chaque année, par la foudre, ainsi que 250 clochers détruits.
Lors d'un épisode orageux, une centaine de litres d'eau peut se déverser sur un mètre carré provoquant inondations et érosion des sols. Les précipitations, et surtout la grêle, peuvent dévaster les exploitations agricoles, les parcs et jardins, les serres, etc., mais aussi augmenter les risques d'accidents pour les automobilistes. En milieu urbain, à cause de l'imperméabilité des sols, les eaux déversées par l'orage encombrent soudainement les réseaux de collectes des eaux pluviales ce qui peut provoquer des inondations. Chargées en polluants, ces eaux pluviales sont canalisées puis traitées avant de rejoindre les cours d'eau. Les stations d'épuration doivent alors faire face à une rapide et violente augmentation des débits d'eau à traiter.
Dans les cas extrêmes, la puissante énergie de l'orage peut entraîner un violent tourbillon de vents intenses qui s'étend comme un cône sous la base du nuage : c'est une trombe ou une tornade aux effets souvent très destructeurs (par exemple à Sarzeau dans le Morbihan, le 2 avril 2004).