Le Rat Musqué est une espèce chassable et classée nuisible pour les dégradations qu’elle occasionne sur les berges et les risques sanitaires qu’elle peut faire encourir au bétail et à l’homme. Avec le Ragondin, il a longtemps fait l’objet de campagnes de destruction par piégeage ou lutte chimique. Cette dernière repose sur l’empoisonnement par des appâts recouverts d’anticoagulants. Elle est désormais interdite dans les quatre départements bretons parce qu’elle est néfaste à de nombreuses autres espèces, parmi lesquelles certaines sont protégées (Vison d’Europe, Castor, etc.).
Une étude menée dans le Sud-Ouest a montré que 13 % des visons (d’Europe ou d’Amérique), Putois et Loutres étaient contaminés par ces anticoagulants. Ces prédateurs s’intoxiquent en consommant des rongeurs empoisonnés, d’autant que ceux-ci, affaiblis, deviennent des proies faciles. Cette pratique a par ailleurs pu jouer un rôle dans la régression du Campagnol amphibie, une espèce aujourd’hui menacée.
Le Rat musqué est désormais détruit par tir ou par piégeage. En 2001, plus de 2 000 animaux ont ainsi été tués en Bretagne [1].