Réseau de transport en BretagneLe réseau routier breton comporte 1 120 km de routes nationales, 54 km d’autoroute non concédée (autoroute des estuaires Caen-Rennes), et 16 860 km de routes départementales à 1 ou 2x2 voies.
Sur les 1 151 km de voies ferrées, seuls les axes Rennes-Brest, Rennes-Quimper et Rennes-Saint-Malo (depuis décembre 2005) sont électrifiés. En 2004, les TGV ont transporté 8 254 000 voyageurs (+ 4,2 % par rapport à 2003), dont 5 898 000 entre la Bretagne et Paris, 1 061 000 voyageurs à l’intérieur de la Bretagne, et 1 295 000 vers d’autres destinations, à partir de 16 gares TGV bretonnes. Les autres liaisons ferrées sont assurées par le Transport express régional (TER) dont le trafic correspond à 351 millions de voyageurs x km en 2004, soit une progression de 4 % par rapport à 2003.
Le trafic des aéroports bretons est à la hausse en 2004 avec 1 622 528 passagers (+ 2 %) ayant voyagé principalement à partir de Brest, puis Rennes, Lorient et Dinard (+ 22,4 %) qui dépasse désormais Quimper.
Les liaisons maritimes transManche ont transporté 1 219 212 passagers vers l’Angleterre (+ 3 %) et 523 281 passagers vers les îles anglo-normandes (- 10 %).
L’activité marchandise (157,4 millions de tonnes en 2004 toutes zones d’échange) est dominée par la route à 92,40 %, suivie par la mer à 5,56 %, puis par le fer (2,02 %) et l’aérien (0,01 %). Les deux secteurs industriels principalement concernés sont l’industrie agroalimentaire (plus de 42 % des tonnages) et les matériaux de construction (35 %). L’essentiel du trafic de marchandises breton est réalisé à l’intérieur de la région (62 % du trafic total soit 99,46 millions de tonnes).
Le trafic routier en constante augmentation
85 % des déplacements des Bretons se font par la route. On relevait sur le réseau national à 2x2 voies en 2004 entre 15 000 et 31 000 véhicules/jours en moyenne journalière annuelle en rase campagne et entre 30 000 et 110 000 véhicules/jour autour des grandes agglomérations : Rennes, Brest, Lorient, Saint-Brieuc, Vannes.
Tous trafics confondus, entre 1997 et 2004, la circulation sur les axes du Plan routier breton a augmenté en moyenne de 20 % contre 13 au niveau national sur le même type d’axe. Cette progression est très forte à l’approche des agglomérations, sur les rocades notamment (+ de 5 % par an).
Dans les grandes agglomérations bretonnes (Rennes, Brest, Lorient), la part de la voiture dans l’ensemble des déplacements se situe entre 57 % et 64 %, tandis que la part des transports en commun urbains reste stable (8 à 10 % à Brest et Lorient, supérieure à 10 % à Rennes). Elle a eu tendance à régresser durant les 10 dernières années, sauf à Rennes depuis 2001 grâce à la mise en service du métro qui a permis d’augmenter très fortement l’usage des transports collectifs (+ 40 % environ entre 2000 et 2004). Dans les agglomérations de taille moyenne, la part du véhicule individuel est encore plus écrasante. Elle est aussi très importante pour les déplacements intrarégionaux (85 % en moyenne). Les plus fortes croissances (plus de 6 %) s’observent à l’est d’un axe Lorient/Avranches et rayonnent autour de Rennes ; l’autoroute des estuaires est particulièrement concernée.