La nouvelle édition de l’ouvrage L’environnement en Bretagne - Cartes et chiffres clés vient de paraître. Elle propose, en 150 pages, un tour d’horizon des connaissances actuelles dans la région sur douze grands thèmes : la géographie physique et humaine, le développement durable, le patrimoine naturel, la mer et le littoral, les paysages, les sols, le sous-sol, l’eau, l’air et le climat, l’énergie, les déchets et les risques. Quelques nouveautés de l’édition 2008 : les îles et îlots, les épaves immergées polluantes, la biodiversité des sols, les carrières, etc. et deux nouvelles rubriques sur les paysages et le sous-sol. Cette compilation a été réalisée en partenariat avec plus d’une centaine de spécialistes travaillant dans les différentes institutions et associations régionales. Chaque sujet est traité de façon synthétique et illustré de cartes, tableaux et graphiques présentant les données les plus récentes. Il est accompagné de références documentaires pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus. Ce livre, publié à 10 000 exemplaires sera diffusé début septembre auprès des mairies, bibliothèques, centres de documentation, collèges et lycées en Bretagne. Les associations et les organismes publics liés à l’environnement seront également destinataires du document. Directement accessible sur Internet, les particuliers ont la possibilité de le télécharger en ligne. Toute structure privée ou public souhaitant obtenir un exemplaire papier supplémentaire doit adresser au GIP Bretagne environnement une enveloppe format C4 affranchie à 2,97 €.
Dans le cadre du contentieux européen sur les eaux brutes en Bretagne engagé depuis 2001, les autorités françaises se sont engagées auprès de la Commission européenne à mettre en œuvre un plan d’action dans l’objectif de retour à la conformité des eaux des neuf bassins versants concernés, d’ici fin 2009. Ces engagements comportaient notamment la réalisation d’études spécifiques visant à poser un diagnostic sur la capacité de chaque bassin versant à recouvrer rapidement la conformité des teneurs en nitrates. Les travaux d’études, confiés conjointement au Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) et à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), sont aujourd’hui aboutis et rendus publics. Le rapport, téléchargeable ici, rend compte de résultats assez variables selon les bassins versants. Le Haut-Gouëssant et l’Urne présentent des situations assez similaires, ce qui permet d’envisager un retour à la conformité dans les délais impartis. Cet objectif est également en vue pour le Guindy, l’Arguenon et l’Aber Wrach, sous réserve de conditions climatiques favorables. Pour les bassins versants de l'Horn, de l'Ic, du Bizien et des Échelles, qui ont fait l'objet d'une décision provisoire de fermeture des prises d'eau, les résultats de l'étude envisagent difficilement un retour à la conformité d'ici au 31 décembre 2009. Reste maintenant à connaître la décision de la commission européenne face à ces conclusions.
Que pensent les Bretons des risques environnementaux pour leur santé ? En 2007, la Bretagne, avec six autres régions, s’est portée volontaire pour participer à une enquête organisée dans le cadre du plan régional Santé-Environnement 2005-2008 par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, l’observatoire régional de la santé de Bretagne et la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales. Un an plus tard, près de 1 500 Bretons ont été interrogés sur leurs connaissances, leurs attitudes et leurs comportements. Les résultats ont été publiés en juillet dernier dans le « Baromètre santé-environnement 2007 » de la Bretagne. En voici les grandes tendances. Près de 4 Bretons sur 10 estiment courir des risques pour leur santé du fait de leur environnement. Ils citent en premier lieu les cancers, ensuite l’asthme et les pathologies respiratoires, les troubles du sommeil, le stress et l’anxiété. Ils jugent que les facteurs de risques les plus importants sont l’amiante, le monoxyde de carbone et les effets du soleil ; au contraire, les cosmétiques, l’eau du robinet et les polluants de l’air intérieur véhiculent pour eux moins de risques. Par rapport aux autres régions qui ont participé à l’enquête[1], les Bretons ont une meilleure connaissance des risques liés au radon et à la pollution des sols. Ainsi, parmi les habitants vivant dans l’un des 31 départements concernés par le radon, ils sont les plus conscients des risques que le radon peut présenter pour la santé. Même si ce gaz reste encore méconnu de 37 % de la population bretonne. Alors qu’ils classent la qualité de l’eau potable en avant-dernière position des facteurs de risque liés à l’environnement, les Bretons sont plus souvent réservés vis-à-vis de l’eau du robinet et sont plus fréquemment consommateurs exclusifs d’eau en bouteille. Enfin, s’ils donnent moins d’importance aux effets de la pollution de l’air extérieur sur la santé, ils sont tout de même 34 % à déclarer avoir déjà ressenti ses effets, et plus de 8 personnes sur 10 considèrent que la pollution de l’air extérieur représente un risque élevé pour la santé des Français en général.
[1] Aquitaine, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Pays de la Loire, Picardie et Provence-Alpes-Côte d’Azur
D’ici 2011, EDF prévoit de raccorder au réseau électrique trois à six hydroliennes, installées au large de Paimpol (Côtes-d’Armor) aux Héauts de Bréhat par quarante mètres de fond. D'une capacité totale de 4 à 6 mégawatts, ce site pilote permettra d’alimenter 5 000 foyers. Après le début de sa mise en production, une évaluation sera menée sur deux ans avant de décider du développement ou non de cette filière énergétique en France. Les hydroliennes utilisent l'énergie des courants marins qui, près de Bréhat, sont parmi les plus intenses d’Europe. Elles n’émettent pas de gaz à effet de serre et fournissent une production électrique prévisible. Cette source d’énergie prometteuse intéresse particulièrement la Bretagne qui ne produit sur son territoire que 5 % de l’énergie qu’elle consomme. La région s’est d’ailleurs lancée dans la course au développement des énergies renouvelables marines dès fin mars avec l’immersion de l’hydrolienne Sabella dans l’estuaire de l’Odet, près de Bénodet (Finistère). Une première en France !
Le bilan de l’eau en Bretagne pour 2007 vient d'être édité par la Direction régionale de l’environnement (Diren) de Bretagne. Au travers de données, de cartes, de graphiques et de commentaires explicatifs, ce bilan dresse un état à la fois sur la qualité des eaux, sur le niveau de la ressource et sur les mesures engagées en faveur de la reconquête de la qualité de l’eau. Après quatre années déficitaires en eau, l’année 2007 marque une pluviométrie légèrement supérieure à la moyenne et particulièrement abondante durant l’été. Cette répartition des pluies a permis de maintenir un niveau d’étiage très soutenu, une bonne recharge des nappes souterraines et un bon niveau de remplissage des retenues. Dans ce contexte, la qualité de l’eau est demeurée stable en concentration en nitrates avec, comme l’an passé, 30,6 mg/l dans les cours d’eau. Les teneurs en pesticides ont baissé mais la contamination des eaux souterraines et superficielles reste élevée sur l’ensemble de la région. Les eaux distribuées se maintiennent à un bon niveau de qualité après traitement, aussi bien pour les nitrates que pour les pesticides. La brochure est disponible au format papier sur demande auprès de la Diren. Elle est également téléchargeable sur son site Internet.
Le site Internet d'océanographie côtière opérationnelle Previmer vient de s'enrichir d'un nouveau démonstrateur dédié à la production phytoplanctonique le long des côtes bretonnes. Il présente les résultats d'une simulation des cycles naturels de l'azote, du phosphore et du silicium sur la bande côtière de 50 à 100 km entourant la Bretagne. Comme le démonstrateur "Golfe de Gascogne" en fonctionnement opérationnel depuis un an, il fournit, cette fois avec une maille de 3x3 km, pour le jour courant et le lendemain, en surface et au fond, la répartition de la salinité et de la température, des nutriments dissous (nitrate, phosphate et silicate), ainsi que celle des diatomées (phytoplancton siliceux), des dinoflagellés et des nanoflagellés (phytoplancton non-siliceux).
En raison des phénomènes variés d'eutrophisation observés le long des côtes bretonnes, ce démonstrateur propose en outre une simulation de variables permettant :
- de visualiser la part des apports azotés de la Loire tant dans la richesse en nitrate que dans la biomasse phytoplanctonique générée,
- de suivre en temps réel l'effet de l'eutrophisation sur un paramètre-clé pour la faune marine : l'oxygène dissous,
- de visualiser l'effet indirect de l'enrichissement excessif en azote par rapport à la silice en simulant une catégorie particulière de diatomées (les Pseudo-Nitzschia) et le risque de leur production de toxine amnésiante, néfaste aux consommateurs de coquillages quand ceux-ci ont concentré la toxine.
Ce modèle d'écosystème pélagique vise à reproduire certaines des grandes tendances et à en fournir une explication dynamique. Il devrait, par exemple, fournir une aide à la compréhension des phénomènes observés chaque semaine à la côte par le réseau Rephy, en leur donnant une « profondeur de champ » vers le large et dans le temps. En cela, il peut contribuer à passer de la vision très côtière suffisante pour la Directive cadre sur l'eau à celle plus élargie bientôt requise par la directive européenne stratégie pour le milieu marin de l'Union européenne.
Le programme Silures (Système d’information pour la localisation et l’utilisation des ressources en eau souterraine) mené par le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) depuis 2002 vient de prendre fin. Axé sur l’étude des eaux souterraines en domaine de roches anciennes dites « de socles », ce programme scientifique multi volets mené en Bretagne est novateur. D’une part, il avait pour objectifs de localiser les secteurs et évaluer l’ampleur de la ressource où le recours aux eaux souterraines pourrait être à encourager pour l’alimentation en eau potable. D’autre part, de comprendre comment ces eaux souterraines fonctionnent - leurs relations avec les rivières, leur inertie et leur renouvellement - ceci dans le but de mieux les protéger des pollutions, et de conserver ou retrouver une ressource de bonne qualité. Pour en savoir plus sur le programme Silures, consultez la plaquette du BRGM qui explique en deux pages les objectifs du projet. Et si vous souhaitez tout savoir sur le contenu et les résultats techniques du programme, ces informations sont aujourd’hui disponibles sur un CD-Rom. Vous y trouverez des cartes de paramètres et de synthèse ainsi que leurs notices, des rapports, des posters, la description des programmes, un glossaire, des liens vers des sites Internet, des photos, etc. Vous pouvez commander gratuitement ce CD-Rom :
- par courrier, à l’adresse suivante : BRGM - Service géologique régional Bretagne - Rennes Atalante Beaulieu - 2, rue de Jouanet - 35 700 Rennes – France
- par téléphone : 02 99 84 26 70
- par fax : 02 99 84 26 79
- par mail : b.mougin@brgm.fr et b.marmu@brgm.fr
Lundi 7 juillet s’est tenu le premier Comité stratégique régional de l’eau organisé dans le cadre du volet eau du contrat de projet État-Région 2007-2012 (Grand projet 5). Tous les acteurs institutionnels, associatifs et les représentants de la profession agricole étaient réunis pour cette « grande messe » afin d’échanger sur l’état de la ressource en eau en Bretagne, sur les outils pour la reconquête de sa qualité et sur les premières concrétisations en la matière. A la tribune, M. Jean Daubigny - préfet de région, M. Gérard Mével - vise président du Conseil régional de Bretagne chargé de l’environnement, M. Noël Mathieu - directeur général de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et M. Bertand Guizard - chargé de la Mission interdépartementale et régionale de l’eau (MIRE), ont rappelé le contexte actuel de la thématique eau au niveau européen, national et régional. Ainsi, la gestion de l’eau a pris une nouvelle orientation avec la loi sur l’eau du 30 décembre 2006, le nouveau contrat de projet Etat-Région démarré en 2007 et l’actuelle révision du Sdage avec la consultation du public en cours jusqu’au 15 octobre 2008. Dix exposés ont ensuite été présentés devant l’assemblée retraçant l’état des lieux de la qualité des eaux en 2007, les contentieux en cours, les résultats des contrôles relatifs à l’application de la réglementation et les outils pour atteindre le bon état des eaux en 2015 comme l’exige la Directive cadre sur l’eau.
C’est l’été et le beau temps vous donne envie de profiter des activités de plein air, aller pêcher des fruits de mer et de vous baigner par exemple. C’est une bonne idée, mais il serait dommage de gâcher vos vacances à cause d’une intoxication alimentaire parce que vous avez mangé des coquillages contaminés par des algues toxiques ou à cause de plaques rouges sur votre corps parce que vous vous êtes baigné dans une eau polluée. Alors avant de pratiquer ces deux activités, vérifiez la bonne qualité des secteurs de pêche et de baignade où vous décidez d’aller.
Les plages interdites à la baignade
Avant d’aller vous baigner, en mer ou en eau douce, consultez le site du ministère de la Santé. Il vous renseigne sur la qualité des eaux de baignade des plages près de chez vous.
Les secteurs interdits à la pêche de coquillages
Surveillance sanitaire des coquillages et sites de pêche à pied de Bretagne
Consultez le site Internet de la Drass Bretagne. Il vous informe sur l’état sanitaires des zones de pêche à pied notamment celles faisant l’objet d’interdictions illimitées de ramassage de coquillages.
Que diriez-vous d’un grand bol de « nature » estival ? De nombreuses structures accueillent le public sur le terrain de juillet à septembre. Car rien ne vaut un interlocuteur passionné et passionnant pour répondre à vos questions ou tout simplement vous révéler les richesses à côté desquelles vous seriez peut-être passé sans médiateur. Quel que soit votre centre d’intérêt, il y a fort à parier que vous le satisferez. Oiseaux, minéraux, flore, dunes, îles, etc., ce n’est pas le choix qui manque pour l’été 2008. Touriste de passage ou Breton : chacun repartira un peu plus riche de savoir et d’émerveillement.