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L'Elodée crépue (Lagarosiphon major) |
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Page 1 sur 5 Très invasive dans certains étangs du sud-ouest de la France, l’Elodée crépue provient d’Afrique du Sud. Des introductions répétées lui ont permis de coloniser les plans d’eau bretons dans lesquels elle crée des nuisances encore localisées.
A. Description (1,2) origine et répartition : une espèce encore localisée Tout comme les autres Hydrocharitacées qui colonisent les milieux aquatiques, l’Elodée crépue se développe localement et a entamé une colonisation des bassins versants bretons. Classification, biologie, écologie
Elodée crépue DatsoPic 1.2 © 2007 by Andrey Datso L’Elodée crépue porte le nom scientifique de Lagarosiphon major (Ridl.) Moss. Elle appartient à la famille des Hydrocharitacées qui regroupe de nombreuses plantes aquatiques dont plusieurs sont invasives en Bretagne. Lagarosiphon major est une plante dont la tige peut atteindre jusqu’à 5 m de longueur mais dont le diamètre ne dépasse pas 3 mm. Elle porte des feuilles alternes fines, dentées et recourbées vers l’arrière. Cette plante vit dans les milieux aquatiques à faible courant comme les pièces d’eau et les étangs. Elle peut toutefois se développer dans les parties abritées des rivières là où le courant est très faible. La profondeur maximale atteinte est de 7 m grâce à une photosynthèse très efficace. Elle se développe dans une gamme de température comprise entre 10 et 25 °C mais 18 °C est la température optimale pour son développement. Reproduction Lagarosiphon major se multiplie en France et en Bretagne par reproduction végétative. En effet, seule les pieds femelles sont présents dans nos milieux. La reproduction sexuée n’est donc pas possible. Aussi, la plante se propage dans les milieux aquatiques par émission de boutures qui se détachent de la tige et engendrent de nouvelles plantes par enracinement. Dans son aire d’origine, Lagarosiphon major peut utiliser la reproduction sexuée. Introduction et répartition Lagarosiphon major est une espèce originaire d’Afrique du sud. Elle fut introduite en France à Paris dans les Jardins botaniques dans les années 1930 pour une utilisation récréative : l’aquariophilie et l’ornementation. Elle colonisa ensuite le bassin parisien et fut considérée comme naturalisée dès la fin des années 1960. Des introductions eurent également lieu dans l’ouest de la France. L’Elodée crépue est en effet présente dans les quatre départements bretons. En Ille et Vilaine, elle fut découverte pour la première fois dans la commune de Saint-Lunaire en 1991 (3). Elle est dorénavant présente à chaque extrémité du département mais c’est au niveau du bassin de la Vilaine qu’elle se développe le plus. Un étang de la commune de Montgermont, à proximité de Rennes, s’est vu colonisé dans les années 1990 puis la plante a disparu depuis quelques années suite à une vidange associée à un traitement chimique (4,5). Le Morbihan connaît également une colonisation par Lagarosiphon major (6) mais celle-ci est limitée à quelques plans d’eau (étang de Campénéac, totalement envahi, les abords du Trévelo). La surface occupée par la plante atteint 2 ha. Par ailleurs, l’étang de Langoëlan a été complètement envahi, puis depuis trois ou quatre ans, le Lagarosiphon a complètement disparu. Le mécanisme de cette disparition est mal compris mais il existerait une relation avec les cygnes et les canards introduits sur l’étang ainsi qu’avec des proliférations de cyanobactéries. Dans le Finistère et les Côtes d’Armor, l’Elodée crépue est encore très rare (une commune est touchée dans chaque département (7)).
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Dernière mise à jour : ( 22-02-2008 )
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