| Le Ragondin (Myocastor coypu) |
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Page 3 sur 5 C. Gestion des populations de ragondin Le Ragondin est considéré comme un animal nuisible et chassable dans la totalité des départements du territoire métropolitain (B,C). A ce titre, il fait l’objet de nombreuses campagnes de contrôle destinées à limiter les effectifs de sa population. Ce sont les Fédérations départementales de chasseurs qui mènent ces campagnes de contrôle. Elles coordonnent les actions de piégeage des Ragondins par des associations de piégeurs agréées. Chaque membre d’une association de piégeurs dispose des cages-pièges en des points stratégiques (lieu de passage des Ragondins). Les pièges sont quotidiennement relevés et l’animal est euthanasié sur place. Chaque piégeur communique le résultat de ses prises à la Fédération de chasse de son département qui centralise les résultats. A titre d’exemple, dans le département du Finistère, 1238 Ragondins ont été capturés en 2005 (données de la Fédération départementales de chasseurs du Finistère). Ce chiffre est 50 fois plus élevé que celui des années 1990. Il est cependant hasardeux de comparer ces valeurs dans la mesure où l’effort de capture n’est pas précisé. En effet, beaucoup plus de moyens ont pu être employées en 2005 qu’en 1995, conduisant ainsi à capturer plus d’animaux. De plus, la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles de Bretagne (Feredec) pratique également des campagnes de piégeage à la demande des communes quand la pression des Ragondins sur les cultures devient trop forte. En Ille et Vilaine, environ 1500 cages-pièges sont utilisées toute l’année pour le contrôle de la population des Ragondins. De nombreux volontaires participent à ces campagnes de piégeage. Outre le piégeage, la destruction à tir des Ragondins est autorisée pendant certaines périodes de l’année, variables suivant le département. Généralement, ces périodes précèdent l’ouverture générale de la chasse. Selon le département, une autorisation individuelle doit être demandée. Dans les régions limitrophes, l’empoisonnement est également pratiqué. Il s’agissait en 1985 de la technique la plus efficace et la plus sélective (2) : elle n’atteignait que les Ragondins et les Rats musqués. Des radeaux contenant des carottes empoisonnées à la bromadiolone étaient placés dans les canaux. Les Ragondins se nourrissaient des carottes empoisonnées et mouraient dans les quatre jours suivants. La substance employée étaient peu agressive pour l’environnement et se dégradait rapidement sous l’influence de la lumière. En outre, les risques d’intoxication étaient faibles pour les carnivores tentés de consommer du Ragondin empoisonné. Cette technique s’avère efficace dans les régions limitrophes dont la surface de marais est plus élevée qu’en Bretagne. Seulement, l’empoisonnement nécessite une organisation importante et une bonne connaissance de la part des personnes qui l’emploient. En outre, l’effet de cette technique est limité par le manque de concertation dans l’organisation de la lutte. Souvent, les communes d’un même bassin versant ne sont pas traitées en même temps. Ceci permet aux Ragondins de se réfugier dans les zones non traitées et de recoloniser l’ensemble du bassin versant après le traitement. |
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| Dernière mise à jour : ( 18-06-2008 ) | |||||||





