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Le Raton laveur (Procyon lotor) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
Le Raton laveur (Procyon lotor)
Impacts
Gestion, perspectives et recherches
Références citées
Le Raton laveur, Procyon lotor (Linné, 1758), tout comme le Vison d’Amérique a été introduit en France pour les besoins de l’industrie de la fourrure. En Bretagne, son origine est encore douteuse et  les rencontres avec cet animal sont fréquentes, ce qui laisse supposer le potentiel d’invasion de l’espèce.

A. Description, origine et répartition

Ancien élevage
Ancien élevage
DatsoPic 1.2 © 2007 by Andrey DatsoLe Raton laveur est un mammifère dont la taille varie entre 65 et 96 cm. Il est facilement reconnaissable au masque noir qui orne son visage et à sa queue annelée d’une longueur comprise entre 20 et 27 cm. Son pelage varie du gris au noir. Les adultes pèsent de 5 à 12 kg. 

Habitat
Dans son aire d’origine, le Raton laveur est un mammifère nocturne qui fréquente essentiellement le milieu forestier et agricole. Cependant, il affectionne la proximité des milieux aquatiques (rivières, marécages) qui lui procurent une source de nourriture. Sa capacité d’adaptation lui permet également de fréquenter les milieux urbains.
Le Raton laveur utilise des abris divers comme des terriers existants, des arbres creux. Dans les zones urbanisées nord-américaines, il n’hésite pas à s’installer des les granges ou les hangars.
Dans les régions froides, l’animal vit au ralenti pendant l’hiver sans vraiment hiberner alors que dans les régions méridionales il est actif toute l’année.

Régime alimentaire
Le Raton laveur est omnivore. Il se délecte au printemps de nourriture carnée comme l’écrevisse. En été, sa préférence s’oriente vers les fruits. En automne, le Raton laveur effectue des provisions en prévision de l’hiver. Il s’alimente alors avec du maïs, des glands, des faines.
En milieu urbanisé, il trouve une abondante source de nourriture dans les poubelles et plus généralement autour des habitations qu’il n’hésite pas à visiter.

Reproduction
Selon le climat, la reproduction a lieu en hiver de fin janvier à fin février. Les petits naissent au mois de mai par portée de 1 à 7 individus après une gestation de deux mois environ. Dans les régions méridionales, la reproduction peut même avoir lieu toute l’année, mais dans ce cas, les portées sont plus petites.
Les petits sont sevrés à l’âge de huit semaines mais les femelles s’en occupent encore pendant un certain temps. L’unité familiale est conservée pendant environ un an. Les jeunes mâles s’éloignent ensuite de la zone alors que les femelles peuvent rester proches de leur lieu de naissance.
La reproduction de cette espèce est relativement facile car elle est opportuniste et peu exigeante en matière de nourriture.

Son introduction (1)
L’aire initiale de répartition du Raton laveur s’étend du sud du Canada jusqu’au Panama. Cette espèce fut introduite dans les années 1920 essentiellement en Allemagne à la grande époque de la pelleterie et de la fourrure. La France comptait également à cette époque 5 élevages dont un situé dans le département du Finistère.

Elevage
Elevage
DatsoPic 1.2 © 2007 by Andrey Datso En France, le premier individu sauvage fut capturé en 1934 dans l’est, issu non pas d’un élevage français mais d’un élevage allemand. Celui-ci n’engendra pas de population pérenne et il fallut attendre les années 1970 pour que de nouveaux individus venus d’Allemagne s’installent en France. De plus, de nombreux Ratons laveurs étaient détenus en tant que mascottes par les troupes américaines installées dans la base de l’OTAN de Couvron dans les environs de Laon. A leur départ en 1966, les Américains relâchèrent dans le milieu naturel plusieurs individus qui engendrèrent la population actuelle de l’Aisne.

En Bretagne, les premières observations de Raton laveur dans la nature datent de 1998. Dix-sept individus furent capturés entre 1998 et 2002 dans les quatre départements bretons. La zone où les observations ont été les plus fréquentes se situe au sud de la Bretagne à la frontière entre le Morbihan et le Finistère. Cependant, les chasseurs et les agriculteurs ont rencontré le Raton laveur en quelques points des Côtes d’Armor et de l’IIle-et-Vilaine, ce qui laisse penser que ce mammifère est présent sur l’ensemble de la région.
François Léger de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage s’interroge sur la provenance de ces animaux en Bretagne. Il pense que ceux-ci seraient originaires de parcs zoologiques ou de particuliers par qui ils étaient détenus en tant qu’animaux de compagnie. Il n’y aurait donc pas de lien avec les populations de Ratons laveurs sauvages de l’est de la France.
Les quelques Ratons laveurs sauvages observés en Bretagne laissent supposer le fort potentiel de colonisation des milieux par l’espèce, d’autant plus que notre région n’est pas la seule concernée par son développement.



Dernière mise à jour : ( 22-02-2008 )