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Page 1 sur 5 Importé d’Afrique pour les parcs zoologiques, l’Ibis sacré qui a été laissé libre de vol, a progressivement colonisé les zones humides proches des littoraux pour former des populations sauvages. A présent bien implanté en Bretagne, cet oiseau continue à augmenter ses effectifs et à inquiéter les gestionnaires d'espaces naturelles.
A. Généralités : un oiseau opportuniste
De grande taille, peu farouche, l’Ibis sacré s’est rapidement adapté à nos écosystèmes d’où il tire facilement ses ressources.
Description sommaire
Ibis sacré DatsoPic 1.2 © 2007 by Andrey DatsoL’Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus (Latham, 1790)) est un grand oiseau qui appartient à la famille des Threskiornithidés. Cette famille regroupe plusieurs espèces d’Ibis et tire son nom du genre: Threskiornis. La Spatule appartient également à cette famille. L’Ibis sacré mesure environ 65 cm de hauteur et a une envergure de 124 cm. Il pèse environ 1250 à 1500 g et peut vivre jusqu’à 21 ans. Son plumage est entièrement blanc jaunâtre sauf les extrémités des plumes du bas du dos et des ailes qui sont noires. Son cou est également noir mais cette coloration est due à sa peau dénudée à cet endroit. L’Ibis sacré est doté d’un long bec recourbé qui le rend facilement identifiable. Les mâles et les femelles sont semblables. Les juvéniles sont reconnaissables à leurs plumes qui ornent le cou et tombent à l’âge de 2 à 3 ans.
Habitat et comportement alimentaire Dans son aire d’origine, l’Ibis sacré vit dans les prairies et les zones herbeuses dont il est fortement dépendant. Il occupe également les habitats d’eau douce, les marais, les zones estuariennes… En Bretagne et dans ses aires d’introduction, ses préférences s’orientent vers des milieux similaires : les prairies plus ou moins humides, marais saumâtres, roselières… Il s’est également adapté à d’autres milieux plus artificialisés comme les décharges d’ordures ménagères, les champs, les cours de ferme, les élevages, les tas de fumier ou les fosses à lisier. Des observations font mention de l’établissement de colonies en zones semi-urbaines, dans des jardins ou à proximité de parking .
L’Ibis sacré a un régime alimentaire très varié et opportuniste. La base constante de son régime semble être constituée d’insectes mais il peut se nourrir de poissons, de rongeurs, de mollusques, de crustacés, de larves d’amphibiens, d’œufs d’oiseaux. Une large part de son régime alimentaire est composé de déchets carnés. C’est un oiseau grégaire qui se regroupe parfois avec d’autres espèces d’oiseaux pour s’alimenter. Dans certains pays, on l’a vu se nourrir à la sortie des restaurants . Les oiseaux se regroupent sous forme de dortoirs nocturnes qui peuvent regrouper des centaines d’individus.
Reproduction Dans leurs milieux d’origine, les Ibis sacrés se regroupent en colonies pour la reproduction parfois avec d’autres espèces d’oiseaux. Ils pondent 2 à 4 œufs dont l’incubation est de 28 jours. Les jeunes sortent du nid 2 à 3 semaines après l’éclosion et quittent la colonie après 40 jours.
En France, les Ibis sacrés adoptent un comportement reproducteur similaire. Il se regroupent dans des sites de reproduction, généralement sur des îlots proches du littoral ou dans des estuaires. Les Ibis sacrés s’installent alors au sommet d’arbres, le plus souvent des Cyprès ou des Pins, fréquents en zone littorale, mais aussi au sol ou sur les buissons. Les nids d’Ibis sont regroupés jusqu’à former durant l’élevage des jeunes de grandes plateformes communautaires. Ils sont parfois proches des autres espèces d’oiseaux (Cormoran, Spatule, Aigrette, Héron…). En Bretagne, les Ibis sacrés pondent entre 1 et 4 œufs entre avril et juin. En moyenne, le nombre de poussins à l’envol correspond à 25 % des œufs pondus.
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