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rapport ou étude

Rôle régulateur de la macrofaune lombricienne dans la dynamique de l’herbicide atrazine en sol cultivé tempéré  experts 

 Présentation :

Résumé de thèse
Ce travail de recherche s’inscrit dans le contexte de contamination des sols par les pesticides utilisés en agriculture. Cette problématique est un enjeu majeur et actuel puisque l’étendue spatio-temporelle de la contamination est méconnue. Il s’agit donc ici de mieux comprendre la dynamique des herbicides dans les écosystèmes pour mieux en évaluer les risques a priori et plus précisément de savoir dans quelle mesure et par quels mécanismes les organismes édaphiques régulent leurs dynamiques physiques et chimiques.

Deux hypothèses alternatives ont été testées avec la molécule herbicide modèle, l’atrazine : i) la macrofaune lombricienne contribue à la dégradation partielle ou totale de l’atrazine en stimulant l’activité de la microflore dégradante et ii) la macrofaune lombricienne favorise la liaison de l’atrazine avec les complexes argilo-humiques du sol, au sein de microsites favorisant la rétention et la rémanence de l’herbicide.

Des expérimentations en présence et en absence de Lumbricus terrestris et Aporrectodea caliginosa ont été effectuées à différentes échelles spatiales et temporelles, avec de l’atrazine-14C.

S’agissant du rôle de la macrofaune lombricienne, les résultats expérimentaux obtenus ont montré que :
- l'ingestion du sol par la macrofaune lombricienne favorise l’adsorption de l'atrazine et conduit à un redistribution des quantités d’atrazine et de ses résidus liés dans les biostructures (avec dans l’ordre : parois de galeries - déjections excrétées dans les galeries – déjections en surface ou turricules – contenus intestinaux ou endentères) par rapport au sol non ingéré et due à un enrichissement en carbone organique conjugué à une plus forte microporosité.
- Inversement, la minéralisation de l'atrazine n’est pas stimulée voire ralentie en présence de vers. C’est le passage du sol dans le tractus digestif, au cours duquel la structuration des communautés bactériennes initiales du sol est modifiée, qui limite la dégradation totale de l’atrazine par voie microbienne.
- Une diminution significative du potentiel génétique dégradant (gènes atz) consécutive à l’ingestion a été mise en évidence, suggérant une forte déplétion de la population bactérienne dégradante Pseudomonas sp. ADP. De ces résultats originaux, il est conclu que l’activité de la macrofaune lombricienne dans les sols tendrait à augmenter le temps de résidence du polluant et donc sa rémanence mais s’opposerait à son élimination par biodégradation naturelle par les bactéries.

 Adresse internet :http://www.caren.univ-rennes1.fr/.../KERSANTE... 

 Année d'édition :2004

 Numéro ISBN :2-914375-27-1

 Nombre de pages :189

 Mots clés : expertsfaune du solinvertébréspesticidespollution du sol

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