Dégradation de la qualité microbiologique des eaux

 

 

La pollution organique issue des effluents d’élevage et des stations d'épuration urbaines conduit à un problème essentiel de santé publique lié à la contamination microbiologique des eaux de surface où s'exercent des activités sensibles telles que la baignade et la conchyliculture.

Eaux de baignade

La France et plus particulièrement la région Bretagne sont directement concernées par celles-ci car elles possèdent une activité d’élevage intensive qui produit chaque année près de 300 millions de tonnes de déjections animales soit environs 48 millions de tonnes de matières sèches. Du fait de leurs teneurs en macro et micronutriments, les déjections animales sont épandues comme fertilisants pour les sols, à la place des traditionnels engrais minéraux.

 

A cette source de contamination fécale animale s’ajoutent les effluents et boues provenant des stations d’épuration urbaines. En effet, le traitement des eaux usées génère chaque année un million de tonnes de matières sèches de boues épandues sur les sols agricoles et rejette dans le milieu aquatique environ 4 milliards de m3 d’effluents traités.

Eaux conchyllicoles

La directive cadre sur l'eau, via ses directives filles sur les eaux de baignade et sur les eaux conchylicoles imposent, pour les premières, la réalisation de profil de baignade et pour les secondes, la détermination des sources potentielles de contamination microbiologique en amont du site d'élevage. Dans ces deux cas de figure, il est nécessaire de différencier les sources de contamination. Or les indicateurs de contaminations microbiologiques, Escherichia Coli et les entérocoques fécaux, ne permettent pas cette différenciation. Le travail des acteurs du GEPMO au sein de cet axe de recherche porte sur le développement de marqueurs spécifiques permettant de différencier les contaminations microbiologiques. Le but est ainsi de proposer un outil opérationnel aux gestionnaires de l'eau.

Mise à jour le Jeudi, 05 Juillet 2012 12:51