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Dernière modification le 17 octobre 2005


fiche nature

Le sanglier

Rédigé par :

Olivier Santoni Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)




Sanglier Sanglier

Le sanglier impose, avec ses 130 kg, autant la crainte que le respect des promeneurs et des chasseurs


Sédentaire, il fréquente surtout les forêts où il peut se mettre à l'abri. Mais lorsqu'il s'alimente, on peut également le retrouver dans des milieux ouverts. La superficie de son domaine vital peut atteindre 15 000 ha.
Si le mâle est solitaire, les femelles (appelées laies) et leurs jeunes (les marcassins) vivent en petits groupes d'une trentaine d'individus maximum appelés compagnies. Le sanglier est un omnivore très opportuniste qui s'adapte à une très grande diversité de sources alimentaires. Il consomme principalement des végétaux, ce qui le conduit parfois dans les prairies et les cultures (de maïs, notamment), où il cause de nombreux dégâts. Cela à conduit les départements du Finistère, des Côtes-d'Armor et du Morbihan à le classer nuisible, afin d'avoir plus de possibilités pour réguler ses populations (battues administratives en particulier).

Le sanglier est aujourd'hui largement répandu en Bretagne. Pendant longtemps, les effectifs sont restés assez faibles car cet animal était plutôt impopulaire dans les campagnes où il était pourchassé. Mais depuis le milieu des années 1980, les organisations cynégétiques comme l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et les fédérations départementales de chasseurs ont mis en place une gestion de l'espèce.
Si la situation bretonne reste très éloignée de celle des départements forestiers de l'est de la France, les dégâts commis dans les cultures ne sont pas négligeables et commencent à coûter cher aux fédérations départementales des chasseurs. En effet, celles-ci sont obligées d'indemniser tous les dommages agricoles commis par cette espèce : depuis 1968 les agriculteurs n'ont plus le droit de détruire les sangliers pénétrant dans leurs exploitations (c'était l'ancien « droit d'affût »), les chasseurs sont considérés comme responsables des dégâts commis par cette espèce dont ils doivent gérer les prélèvements.
Les « efforts » fournis par certains chasseurs pour augmenter les populations de Sangliers ne rendent pas forcément service à cet animal. Pour limiter les dégâts de sanglier sur les cultures, certains chasseurs leur donnent de la nourriture au printemps, afin de les éloigner du blé et du maïs qu'ils pourraient consommer. Cette technique, appelée agrainage dissuasif, a prouvé son efficacité.
Cependant, on observe de plus en plus une dérive de cette pratique qui se transforme en nourrissage massif tout au long de l'année pour attirer ces animaux sur un territoire de chasse. Les sangliers se concentrent, altérant ainsi le milieu qu'ils fréquentent. Et, habitués à être nourris par l'homme, ils finissent par se comporter comme des animaux semi domestiques.
Par ailleurs, l'augmentation des effectifs de sangliers et celle du trafic routier entraînent un inquiétant accroissement des collisions sur les routes. Les conséquences sont alors désastreuses pour l'animal et pour le véhicule, mais parfois aussi pour ses occupants.