La pollution de l'air et les changements climatiques préoccupent de plus en plus citoyens et politiques.
Arc-en-cielDu fait des émissions atmosphériques croissantes liées aux activités humaines, la qualité de l'air fait l'objet d'une réglementation internationale et européenne, transposée au niveau national (Loi n°96-1236 du 30 décembre 1996). Cette réglementation définit les normes de la qualité de l'air à respecter et la réduction des émissions à la source. Ainsi, les entreprises bretonnes sont soumises depuis janvier 2005 à des
quotas d'émissions de gaz à effet de serre exprimés en tonnes de dioxyde de carbone. Ils ont pour but, conformément au protocole de Kyoto, de permettre à la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8 % à l'horizon 2008-2012 par rapport au niveau de 1990. La réglementation a aussi permis de mettre en place des
réseaux de surveillance et d'améliorer l'information du public.
En Bretagne, la douceur du climat et la présence des vents constituent un contexte favorable à l'atténuation des pollutions atmosphériques. Cependant, les polluants sont toujours présents dans l'air en plus ou moins grande quantité. Si la Bretagne a considérablement réduit certaines de ses émissions (- 68 % de dioxyde de soufre entre 1998 et 2002), d'autres restent encore importantes (la Bretagne émet 18 % de l'ammoniac gazeux en France).
Plan régional pour la qualité de l'air en BretagneEt comme pour l'eau, les pollutions atmosphériques n'ont, par nature, pas de frontières. Leurs conséquences peuvent être locales (pic de pollution), mais aussi régionales (pluies acides) et planétaires (trou d'ozone, effet de serre).
En Bretagne, un
Plan régional pour la qualité de l'air (PRQA), établi pour la période 2000-2004, répertorie les
principaux polluants de la région et leurs sources, les conséquences pour la santé publique, le patrimoine naturel et architectural.