La protection de la biodiversité et des paysages est l'une des principales compétences des départements en matière d'environnement. Les espaces naturels sensibles ont pris la place des périmètres sensibles depuis 1985. Ces derniers créés en 1959 constituaient l'un des premiers instruments juridiques de protection des espaces verts menacés d'urbanisation excessive. Mais leur procédure de création était complexe. Depuis 1985, c'est de la seule volonté politique de l'assemblée départementale qu'émane la création d'un espace naturel sensible.
Les lois de décentralisation donnent en effet compétences aux départements pour mettre en œuvre des mesures de protection, de gestion et d'ouverture au public de ces espaces.
De fait, cette politique varie beaucoup d'un département à l'autre, en fonction des priorités écologiques, des pressions foncières, mais aussi des choix politiques. Les quatre départements bretons ont donc chacun une approche différente (voir les sites Internet des conseils généraux : Finistère, Ille-et-Vilaine, Côtes d'Armor et Morbihan). Par contre, pour tous, elle repose sur la maîtrise foncière de ces territoires, qui permet de les soustraire à une pression touristique trop forte ou à une urbanisation excessive. Ces acquisitions sont financées par une taxe sur les permis de construire, appelée taxe départementale des espaces naturels sensibles.
L'objectif prioritaire est de contribuer à la conservation du patrimoine naturel tout en ouvrant ces sites au public. Cette ouverture résulte d'une obligation légale, liée à l'utilisation de la taxe des espaces naturels sensibles.