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L'ÉROSION DU TRAIT DE CÔTE/ INTRODUCTION
Introduction Le phénomène Les origines Les effets Quelles actions ?

21,9 % du linéaire côtier breton concerné par l’érosion

Dernière mise à jour le 28 novembre 2007
Erosion, stabilité ou accrétion, l’évolution du trait de côte dépend fortement de la nature du milieu concerné. A l’échelle européenne, 15 km² de terres sont gagnées par la mer chaque année.

http://www.bretagne-environnement.org/photo/1196247513-vignette-erosion-du-cordon-dunaire.jpgErosion du cordon dunaire
Les littoraux évoluent différemment selon leur nature et leur orientation avec pour conséquence le recul ou la progradation (engraissement, accrétion). Ainsi, les littoraux rocheux résistent plus aux attaques de la mer que les littoraux meubles tels que les plages de sable ou les cordons dunaires, qui subissent de perpétuels remodelages, sous les effets des vents, de la houle et/ou des courants marins associés.
Le suivi de cette évolution s’appuie sur l’étude du « trait de côte ». Le trait côte correspond à la limite jusqu’à laquelle peuvent parvenir les eaux marines lors des fortes tempêtes survenant aux plus hautes mers de vives eaux.

Toutes les côtes françaises sont concernées

A l’échelle de l’Europe, en 2004, environ 20 000 km de côtes sont en érosion, avec pour conséquence 15 km² de terres gagnées par la mer chaque année.
Selon une étude [1] de l’Institut français de l’environnement (Ifen) portant sur l’année 2003, un quart (24 %) du trait de côte en France métropolitaine recule, soit 1 720 km de côtes. A l’inverse, un dixième du littoral est en engraissement et gagne sur la mer. En opposition à ces littoraux mobiles, près de la moitié du linéaire côtier (44 %) est stable. Le reste du linéaire côtier (17 %) est constitué de côtes figées artificiellement (zones portuaires et digues) ou de côtes dont la dynamique n’est pas étudiée (5 %).

Ce constat est le même en Bretagne. La très grande hétérogénéité des fonds marins et du linéaire côtier breton implique une forte variabilité des phénomènes d’érosion/stabilité/engraissement. Plus de la moitié du linéaire côtier naturel « documenté » de Bretagne et de Loire-Atlantique est stable. Cette part est de 71 % dans le Morbihan. Les littoraux qui gagnent sur la mer (progradation) sont rares. Ils ne représentent, par exemple, que 3 % des côtes naturelles du Finistère. La part du littoral s’érodant est supérieure à la moyenne métropolitaine sur le littoral des Côtes d’Armor (37 %) et du Finistère (32 %). Des secteurs comme la côte de granite rose, le Léon, le sud Finistère (d’Audierne à Bénodet), le littoral de Port-Louis à la presqu’île de Quiberon sont concernés par l’érosion. Le littoral naturel d’Ille-et-Vilaine, essentiellement rocheux, est stable, bien que le site naturel de la baie du Mont-Saint-Michel illustre de façon emblématique le phénomène d’accrétion. D’après les données issues du projet Eurosion, au plan de l'évolution du littoral, la Bretagne ne présente pas de spécificité particulière par rapport aux côtes européennes et françaises.

http://www.bretagne-environnement.org/photo/1195639671-vignette-evol-litto.pngévolution du littoral breton en 2003

Agrégés à l’échelle régionale, ces recherches montrent que le linéaire côtier breton est pour 52,6 % stable (357,1 km), pour 23,1 % en érosion (512 km), et pour 3,3 % en accrétion (73,3 km). Il n’y a pas d’information disponible pour 10 % du linéaire du littoral naturel breton et 11 % sont identifiés comme artificialisés.

http://www.bretagne-environnement.org/photo/1195577636-vignette-evolutions-actuelles-des-rivages-regionaux.pngEvolutions actuelles des rivages régionaux
Dans le cadre du programme « Erocovul », EROsion et VULnérabilité du trait de COte en Bretagne, [2], les recherches menées par le laboratoire Géomer de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM), fondées sur des études historiques (de 1800 à 2003 à l’aide d’archives municipales, de journaux, etc.) et de mesures de terrain (de 1998 à 2003 sur environ 30 % du linéaire côtier breton - 1 283 km sur les 4 324 km - rias, îles et îlots inclus [3] permettent de dresser une cartographie détaillée de l’évolution du trait de côte régional tant au niveau de la répartition spatiale des dommages que de la répartition temporelle.

[1Analyse statistique et cartographique de l'érosion marine, Ifen (2007)

[2] Programme de recherche d’intérêt régional (PRIR), de 2001 à 2004 engagé par la région Bretagne. Erocovul se focalise sur l’érosion et la vulnérabilité du trait de côte en Bretagne. Responsable scientifique : Y. Lageat. Participants Géomer : Y. Lageat, A. Hénaff, J.C. Bodéré

[3] Programme européen Life (1999-2003) qui concerne les archipels et îlots marins de Bretagne. Le projet doit élaborer un protocole méthodologique de gestion des friches de l’île de Béniguet. ONCFS. Responsables scientifiques : F. Bioret, F. Gourmelon. Participants Géomer : F. Bioret, F. Gourmelon

Plan
  • Mer et littoral
    • Le b-a ba de la mer
      • La mer en mouvement
      • Qui sculpte la frange côtière ?
      • La vie à tous les étages
      • Marée et courants
      • La houle
    • L'homme et la mer
      • La plaisance bretonne
      • La pêche maritime
        • La pêche professionnelle en mer
        • La pêche à pied des coquillages
        • Des milliers de tonnes d'algues récoltées tous les ans dans le finistère
      • Les cultures marines
        • La conchyliculture
        • L'aquaculture nouvelle
    • La vie entre terre et mer
    • La mer et le littoral menacés
    • Le suivi de la mer et du littoral
      • Qualité générale des eaux littorales
      • Microbiologie sanitaire
      • Contaminants chimiques
      • Phytoplancton et phycotoxines
      • Milieu biologique
      • Milieu physique
      • Autres réseaux de mesure

A lire

5 ressources pour en savoir plus :
L'érosion côtière des systèmes littoraux sableux  (rapport ou étude) 
Synthèse bibliographique générale sur sur le phénomène d'érosion côtière et exemple du département du Morbihan.

Living with coastal erosion in Europe : Sand and Space for Sustainability. PART II - Maps and statistics (Vivre avec l'érosion côtière en Europe : Sable et Espace pour un Développement Durable)  (rapport ou étude) IconAnglais.png 
Ce rapport a été commandé en 2001 par la direction générale de l'environnement de la Commission européenne, suite à une demande du Parlement européen. Il s'agit d'une production du consortium (...)

Un quart du littoral recule du fait de l'érosion  (revue ou bulletin d'information) 
Le littoral métropolitain n’est pas stable et la côte bretonne bien moins encore que le reste de l'Hexagone côtier. C'est ce que révèle, chiffres à l'appui, le n°113 du 4 pages de l'institut français de (...)

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Annuaire des acteurs

3 ressources pour en savoir plus :
Institut français de l'environnement (Ifen)  (Etablissement public) 
L'Institut français de l'environnement, implanté à Orléans, est un service à compétence nationale rattaché directement au ministre de l'Ecologie et du Développement durable. Il organise et anime la (...)

Observatoire départemental de l'environnement du Morbihan (Odem)  (Association) 
L'Odem a été créé en février 1992 (sous la forme d'une association loi 1901) par le Conseil général du Morbihan et le Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (Caue) afin de contribuer par (...)

Institut universitaire européen de la mer (IUEM)  (Etablissement public) 
En créant l'IUEM, l'Université de Bretagne occidentale entend structurer son "Axe Mer", contribuer au développement du "Réseau Bleu" et à la restructuration du secteur environnement marin mené en (...)

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