Les sols sont des supports pour la construction, la production agricole et sylvicole et servent aussi à l'extraction de matières premières (argile, sable, etc.). En Bretagne, 65 % du territoire est occupé par des terres agricoles ; leurs usages et les pratiques culturales associées sont donc déterminantes pour l'évolution physique, chimique et biologique des sols.
Maïs
Au début des années 1960, l'agriculture bretonne s'est résolument tournée vers l'élevage et depuis, occupe l'une des premières places en France en terme de chiffres d'affaire. La production bovine s'est accrue rapidement, accompagnée de l'intensification fourragère et les élevages "hors sol" se sont développés. Parallèlement, la modernisation mécanique et l'utilisation systématique de produits chimiques (engrais, produits phytosanitaires) ont modifié les pratiques culturales. La taille moyenne des parcelles cultivées a augmenté, entraînant une régression du maillage bocager traditionnel.
Tous ces bouleversements ont modifié les propriétés des sols en Bretagne qui risquent de se dégrader. Par nature fragiles physiquement, les sols bretons sont exposés aux risques de tassement et de semelles de labours, ainsi qu'à une dégradation biologique et à une contamination par des polluants (métaux lourds, par exemple).
Bocage
L'intensification des activités humaines a induit des apports sur les sols (effluents agricoles, composts, boues d'épuration, etc.) et des risques de dépassement des capacités d'absorption et de régulation des sols notamment en azote et phosphore. Indirectement, ces pressions rejaillissent sur la qualité de l'eau et contribuent à sa dégradation. Néanmoins, des usages de l'espace agricole, respectueux des sols, se développent à différentes échelles; la modification des pratiques culturales (fertilisation raisonnée, l'agriculture bio), ou l'aménagement du paysage comme la reconstitution du maillage bocager grâce à l'implantation de haies et de talus.