On utilise couramment le mot "sol". Il définit aussi bien la partie superficielle de la croûte terrestre, que la partie inférieure d'une habitation, ou une étendue de terre considérée comme objet de propriété. Mais comment la pédologie, la science du sol, le définit-elle ?
Les sols sont une composante essentielle de tous les écosystèmes terrestres. Nous les exploitons pour nous nourrir, construire nos habitations, produire de l'énergie et ils interviennent dans la qualité de l'eau et le climat.
Profil de sol
Le sol est la couche de terre plus ou moins épaisse qui recouvre les roches et au sein de laquelle, les plantes plongent leurs racines pour se nourrir. Par définition, les sols se trouvent à l'interface entre l'atmosphère et les roches, dont ils sont souvent en partie issus, et recyclent, grâce aux organismes (bactéries, racines, vers de terre, etc.), la matière organique dont l'ensemble du monde vivant est constitué. De ce fait, l'activité biologique des sols joue un rôle fondamental dans la transformation, l'accumulation et le transfert de nombreux composés.
Autant dire que les sols sont un « carrefour » incontournable dans le cycle des éléments chimiques et notamment pour ceux associés à la vie comme le carbone (C) et l'azote (N). Ils participent, en conséquence, à la qualité de l'eau et de l'air, entraînent des substances vers les eaux souterraines et superficielles (nitrates, pesticides) et émettent ou piègent du gaz carbonique (CO2), un gaz à effet de serre, ou de l'ammoniac (NH3), l'un des gaz à l'origine des pluies acides.