Les premières marées vertes en Bretagne dès les années 1960
Dernière mise à jour le 24 juin 2008
Des survols aériens du littoral breton permettent d’identifier les sites où on lieu les échouages d’algues vertes : 5 sites concentrent près de 80 % de ces échouages.
Plusieurs régions côtières d’Europe, depuis la mer Baltique jusqu’à la Mer Noire, sont concernées par des proliférations d’algues vertes. Avec les lagunes méditerranéennes, les côtes bretonnes sont l’un des secteurs plus particulièrement affectés.
Dans la région, les premières marées vertes sont apparues à la fin des années 1960 (baies de Saint-Brieuc, Lannion, Douarnenez). Depuis, le phénomène s'est accru. Aujourd’hui, elles se concentrent plutôt sur le littoral nord de la Bretagne, et plus particulièrement en Côtes d’Armor et en Finistère.
Ulves en Bretagne
Le nombre de sites bretons touchés à des degrés divers par des échouages anormaux d’ulves, pas forcément synonymes de « marée verte », varie en fonction des caractéristiques climatiques annuelles : 76 sites ont été répertoriés en 2005 (75 en 2004, 60 en 2003, 71 en 2002, 63 en 2001, 68 en 2000), ce qui correspond à 120 communes riveraines.
Depuis 1997, 20 sites sont systématiquement concernés tous les ans et 48 autres au moins 6 années sur les 9 années d’inventaire [1].
Tous les sites à ulves, petits ou grands, sont dénombrés
Les sites repérés par avion par le Centre d’étude et de valorisation des algues (Ceva) sont classés comme sites à échouages d’ulves à partir du moment où les dépôts d’algues sont décelables par avion et les contrôles de terrain mettent en évidence une proportion anormale d’ulves (visuellement un tiers d’ulves dans l’échouage). Une partie de ces sites sont des sites d’échouage de goémon, parfois de très petite taille (quelques dizaines ou centaines de mètres carrés).
Nombre de sites et de communes concernés par des échouages d'ulves en Bretagne
Dans la mesure où la présence d’ulves est significative, le site est classé car on ne peut exclure un lien avec l’eutrophisation du milieu qui provoque une croissance anormale des algues et des algues vertes plus particulièrement (croissance rapide de ces algues). Les vasières sont également classées comme touchées si elles sont plus ou moins couvertes par des ulves.
Il est important de répertorier ces petits sites afin de répondre aux questions des riverains préoccupés par ces échouages ou de permettre une alerte précoce en cas d’apparition d’échouages plus ou moins importants et devenant réguliers.
Ces petits sites ne peuvent pour autant être assimilés aux quelques grands sites régionaux dits à « marées vertes ». En effet, sur ces grands sites la production d’ulves est considérable et dure plusieurs mois de l’année, provoquant des échouages massifs, sources de nuisances pour les riverains et touristes. Aussi, l’importance de la marée verte de l’année sera qualifiée de façon plus fine à travers l’indicateur des surfaces couvertes par les ulves.